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Interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans : l'Assemblée adopte le texte, Emmanuel Macron salue « une étape majeure »

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Introduction

Les députés ont examiné ce lundi la proposition de loi portée par le groupe de Gabriel Attal. Ce texte, adopté dans la douleur, pourrait faire de la France le premier pays en Europe à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. L’Assemblée nationale a voté cette proposition, initialement déposée par la députée Laure Miller.

Débats au sein de l'Assemblée nationale

Le vote a été difficile et s'est prolongé jusqu'à tard dans la nuit. Les députés du groupe de Gabriel Attal ont dénoncé une obstruction de la part de l'opposition. Une députée EPR a exprimé ses craintes quant à un éventuel blocage, redoutant que tout ne prenne fin à minuit, l'heure limite initialement prévue.

Gabriel Attal, qui avait affiché sa détermination avant la séance, a dû faire des concessions. Il a supprimé plusieurs dispositions, y compris l'interdiction totale des téléphones portables dans les lycées, optant plutôt pour la création de « zones » où leur utilisation serait permise.

Interventions gouvernementales

Le gouvernement a joué un rôle clé en prolongeant les débats pour faciliter l'adoption du texte. Le président de la République avait initialement demandé un texte conforme au droit européen, ce qui n'était pas le cas de celui de Laure Miller. La ministre déléguée, Anne Le Hénanff, a annoncé l'intention de proposer un nouveau texte.

Finalement, Laure Miller a accepté de soutenir un amendement gouvernemental, ce qui a apaisé les tensions entre Emmanuel Macron et Gabriel Attal. Ce dernier a salué l'adoption comme une étape décisive pour protéger les jeunes des écrans.

Critiques et opposition

Malgré l'adoption, le texte a été critiqué par les députés Insoumis, qui l'ont qualifié de simpliste et de paternaliste. Ils ont mis en avant le risque d'une réponse inadaptée aux enjeux de la protection des jeunes sur les réseaux sociaux. Le gouvernement a insisté sur la nécessité d'éviter un système à deux vitesses, où certains parents pourraient exercer un contrôle plus facilement que d'autres.

Les députés ont également exprimé leurs préoccupations concernant la mise en œuvre de cette interdiction. Le texte prévoit que les plates-formes elles-mêmes vérifient l'âge des utilisateurs, ce qui soulève des questions sur son application effective.

Perspectives d'application

Alors que le gouvernement assure que l'interdiction pourrait être appliquée dès le 1er septembre, des sources à la commission européenne indiquent que cela ne sera pas possible. Cette incertitude représente un défi pour Gabriel Attal et Emmanuel Macron, qui cherchent à garantir la protection des enfants sur les réseaux sociaux.

Gabriel Attal a qualifié cette adoption de progrès significatif, tandis qu'Emmanuel Macron a exprimé sa satisfaction sur X, promettant de veiller à la protection des enfants dès le 1er septembre. La paternité de cette réforme continue de susciter des débats au sein de la macronie.

Conclusion

En somme, l'adoption de cette proposition de loi marque une étape importante dans la régulation des réseaux sociaux en France. Les débats ont mis en lumière des tensions politiques et des préoccupations quant à la mise en œuvre. Il reste à voir comment cette interdiction sera appliquée et si elle répondra aux attentes de protection des jeunes.

Publié le : 27 janvier 2026
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