BUENODIA

De retour de Dubaï après 9 jours d’angoisse

Voyageur de retour de Dubaï, valise à la main, marchant dans un terminal d’aéroport bondé.

Vacances à Dubai qui tournent au cauchemar

Ils s’étaient envolés pour Dubai le 25 février pour des vacances comme tant d’autres. En moins de jours, Martin Lavictoire et sa conjointe Krystel se sont retrouvés plongés dans une zone de conflit, à surveiller des alertes et à dormir sur le bitume d’un stationnement souterrain. « Une bombe est tombée sur l'hôtel tout près à environ 200 mètres », dit Martin, encore marqué par la violence des explosions et le bruit des ambulances.

Alertes, détonations et descente au parking

Le récit commence au sommet d’une tour face à Palm Jumeirah, entre deux photos. Une première détonation au‑dessus de leurs têtes les alerte ; une amie confirme qu’il s’agit de bombes. Ils retournent à l’hôtel pour s’informer et réalisent vite que la guerre a commencé. Les consignes tombent : descendre au parking souterrain le plus bas.

Après deux heures de panique, l’ordre « alerte levée » les renvoie en chambre — jusqu’à minuit trente, quand une seconde alerte les contraint à passer la nuit dans le stationnement. Les téléphones sonnent sans arrêt. « Quand on a su que notre hôtel était dans la trajectoire des missiles, le stress a commencé à embarquer », confie Martin.

Neuf jours pour trouver une sortie: billets, annulations et dépenses

Le danger immédiat cède la place à une autre épreuve : sortir du pays. Neuf jours de recherches et d’annulations de vols plus tard, l’issue tient à la ténacité de Krystel et à un billet trouvé vers Chicago. « On a payé 9 000 $ à deux pour le vol de retour, sans compter les autres billets qu’on a achetés et les vols qui ont été annulés », explique Martin.

Au total, le couple a déboursé près de 20 000 $ avant de pouvoir décoller de Dubai un dimanche. Dix‑sept heures plus tard, après une escale à Chicago puis à Washington, ils atterrissent à Montréal en fin de journée du lundi, épuisés mais sains et saufs.

Récupération, peur et volonté de continuer à voyager

Sur le plan humain, c’est l’adrénaline qui a tenu le couple pendant ces jours d’angoisse. Ils disent n’avoir « jamais eu peur de même » en voyageant, mais admettent que l’expérience les a secoués. Leur priorité immédiate : récupérer, voir la famille et se remettre.

Malgré la facture salée et la peur, ils refusent de renoncer au goût du voyage. « On aime trop voyager et on se dit qu’on a juste été malchanceux », conclut Martin, déterminé à ne pas laisser cet épisode changer leur vie.

Phrase factuelle à citer : « Une bombe est tombée sur l'hôtel tout près à environ 200 mètres. » Phrase factuelle à citer : « On a payé 9 000 $ à deux pour le vol de retour, sans compter les autres billets. »

Publié le : 10 mars 2026
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