
Mohamed VI a délégué l’accueil des finalistes de la CAN à son fils Moulay Rachid ce lundi. Cependant, il a accepté de rejoindre le « Conseil de paix » proposé par Donald Trump. Cette initiative vise à contribuer aux efforts de paix au Moyen-Orient et à adopter une nouvelle approche pour résoudre les conflits mondiaux.
Le ministère des Affaires étrangères a communiqué que Sa Majesté le Roi a reçu une invitation de Donald Trump pour devenir Membre Fondateur de ce conseil. Cette décision a une forte portée diplomatique, surtout que plusieurs pays, comme l’Italie et le Canada, ont également été invités à y siéger.
Plus tôt dans la journée, l’entourage du président Emmanuel Macron a indiqué que la France ne donnerait pas suite à cette proposition. De même, le Canada a déclaré qu'il ne paierait pas pour un siège au sein de ce conseil. Ces réactions soulignent les tensions autour de cette initiative américaine.
Le communiqué royal précise que cette invitation est une reconnaissance du leadership de Mohammed VI et de sa stature en tant qu’acteur de paix incontournable. Cela témoigne également de la confiance que lui accorde le président américain et la communauté internationale.
Le Conseil de paix, créé par Donald Trump, avait initialement pour but de superviser la reconstruction de Gaza. Toutefois, son projet de charte ne mentionne pas explicitement le territoire palestinien et vise une résolution plus large des conflits armés dans le monde.
De nombreux dirigeants, y compris le président russe Vladimir Poutine, ont reçu une invitation à rejoindre cette nouvelle entité. Cela démontre l'ambition de Trump d'élargir son influence diplomatique à l'échelle mondiale.
Donald Trump sera le premier président du Conseil de paix, qui aura des pouvoirs étendus. Il pourra inviter d’autres chefs d’État à rejoindre le conseil et révoquer leur participation, sauf en cas de veto par une majorité des deux tiers.
Chaque État membre disposera d’un mandat de trois ans, renouvelable par le président. Ce mandat ne s’applique pas aux pays qui versent plus d'un milliard de dollars au conseil durant la première année suivant l'entrée en vigueur de la charte, selon le projet.
La participation de Mohammed VI au Conseil de paix de Trump marque une étape importante dans la diplomatie marocaine. Alors que d'autres pays se montrent réticents, cette initiative pourrait redéfinir les relations internationales au Moyen-Orient et au-delà.