
Enzo Maresca, entraîneur de Chelsea, a récemment défendu sa politique de rotation des joueurs après des critiques de Wayne Rooney. L'ancien capitaine de l'Angleterre a suggéré que les joueurs expérimentés devraient questionner les choix de l'entraîneur, surtout après avoir observé sept changements pour le match nul 2-2 contre Qarabag en Ligue des champions.
Cela marque le cinquième match consécutif où Maresca a effectué au moins sept changements dans son onze de départ. Il a expliqué que la force de son effectif lui permet de faire tourner l'équipe tout en maintenant tout le monde en forme durant une saison que lui compare à un "marathon".
Maresca a souligné que depuis son arrivée au club, il a toujours eu l'intention de faire tourner ses joueurs. Il a noté que personne ne se plaint lorsque l'équipe gagne, mais que les critiques émergent lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous. "J'ai adoré la rotation en tant que joueur", a-t-il déclaré, ajoutant que le football d'aujourd'hui exige une approche différente en matière de physique et d'intensité.
Il a également précisé qu'il est impossible de faire jouer les mêmes joueurs durant 65 matchs en une saison. "Si vous voyez la saison comme un marathon, il faut penser différemment en février et mars, lors du dernier sprint", a-t-il ajouté.
Maresca a également défendu sa décision de faire jouer Jorrel Hato à Bakou, malgré les erreurs du jeune défenseur ayant conduit aux deux buts de Qarabag. "Quand la rotation inclut des joueurs comme Andrey Santos et Estevao, il ne s'agit pas seulement de rotation", a-t-il expliqué. "Ils sont jeunes et talentueux. Il est crucial de leur donner la chance de faire des erreurs."
Il a reconnu que les résultats peuvent rendre la rotation problématique, mais il estime que c'est une partie essentielle du développement des jeunes joueurs.
Le club soutient pleinement la politique de rotation de Maresca, la considérant comme une stratégie intelligente pour maximiser la disponibilité des joueurs tout au long de la saison. Chelsea a constitué un effectif profond, permettant à l'entraîneur d'effectuer des changements sans trop de risques.
Les dirigeants sont conscients qu'ils pourraient jouer jusqu'à 65 matchs cette saison, après avoir remporté la Coupe du Monde des clubs cet été. La gestion de Reece James est un exemple de la manière dont la rotation a aidé à surmonter des problèmes de forme physique.
Enzo Maresca continue de défendre sa méthode de rotation, convaincu qu'elle est bénéfique pour l'équipe à long terme. Bien que les critiques persistent, le club reste engagé envers cette stratégie, espérant qu'elle portera ses fruits au fil de la saison.