
La récente levée des sanctions par la Chine à l'égard de certains parlementaires britanniques a suscité des réactions mitigées. La baronne Helena Kennedy KC, l'une des personnes concernées, a qualifié cette décision de "retour modeste" suite à la visite de Sir Keir Starmer à Pékin.
En 2021, la Chine a sanctionné sept parlementaires britanniques, dont la baronne Kennedy, pour avoir dénoncé les violations des droits humains contre la minorité ouïghoure. Ces sanctions ont été levées après des discussions entre le Premier ministre britannique et le président chinois Xi Jinping.
La baronne Kennedy a exprimé sa satisfaction quant aux concessions obtenues par le gouvernement travailliste, mais a souligné l'importance de la situation de Jimmy Lai, un militant pro-démocratie à Hong Kong. Elle a déclaré que la levée des sanctions ne suffisait pas tant que Lai reste emprisonné.
Dans une interview, la baronne Kennedy a indiqué qu'elle espérait des nouvelles positives concernant Jimmy Lai. Elle a mentionné que, bien que des progrès aient été réalisés, il s'agissait d'un "retour modeste" et qu'elle ne célébrerait pas cette décision.
Le Premier ministre a confirmé avoir abordé la situation de Lai et le traitement des Ouïghours lors de ses discussions avec Xi. Cependant, la baronne Kennedy a insisté sur le fait que des actions concrètes étaient nécessaires pour améliorer la situation.
Sir Geoffrey Nice KC, président du Tribunal ouïghour, a également été sanctionné. Il a critiqué le Premier ministre pour avoir obtenu trop peu de résultats, malgré la levée des sanctions à son égard. Selon lui, l'accord avec la Chine est "extraordinaire et incroyablement mauvais" pour la réputation du Royaume-Uni.
De plus, l'ancien ministre de la Sécurité, Tom Tugendhat, a dénoncé la décision de ne pas exiger la libération de Jimmy Lai, soulignant que cela nuit à l'image du Royaume-Uni sur la scène internationale.
La visite de Sir Keir Starmer en Chine vise à réchauffer les relations entre les deux pays. Toutefois, des voix s'élèvent pour critiquer ce qu'elles considèrent comme une soumission face à Pékin. Des parlementaires, comme Wera Hobhouse, ont exprimé leurs préoccupations concernant les restrictions imposées aux critiques du Parti communiste chinois.
Hobhouse a été retenue à l'aéroport de Hong Kong l'année dernière, un incident qu'elle interprète comme une tentative de la Chine de faire taire les critiques. Elle a appelé à des garanties pour que tous les parlementaires puissent s'exprimer librement.
La levée des sanctions par la Chine a suscité des réactions partagées parmi les parlementaires britanniques. Bien que des avancées aient été réalisées, beaucoup estiment que des actions plus significatives sont nécessaires pour défendre les droits humains. La situation de Jimmy Lai demeure un point crucial dans les relations entre le Royaume-Uni et la Chine.