
Le gouvernement britannique envisage de consulter sur l'éventualité d'une interdiction des réseaux sociaux pour les jeunes de moins de 16 ans. Cette initiative vise à protéger les enfants en leur offrant un environnement plus sûr. Les écoles devraient devenir sans téléphone par défaut, ce qui permettrait à Ofsted de vérifier les politiques d'utilisation des téléphones lors de ses inspections.
Cette décision fait suite à une demande de plus de 60 députés travaillistes qui ont écrit au Premier ministre. La mère de la jeune Brianna Ghey, victime d'un meurtre, a également exhorté le gouvernement à agir. Elle a exprimé ses préoccupations concernant l'impact des réseaux sociaux sur les enfants vulnérables.
Esther Ghey, la mère de Brianna, a déclaré que les réseaux sociaux limitaient les interactions sociales réelles de sa fille. Elle a souligné que, bien que certains pensent que ces plateformes aident les enfants à trouver leur communauté, cela peut également les isoler davantage. Cette situation soulève des questions sur la nécessité d'un accès à ces outils pour les jeunes.
Le ministère de la Science, de l'Innovation et de la Technologie a annoncé que cette consultation cherchera à recueillir les avis des parents, des jeunes et de la société civile. Cela inclura des discussions sur des vérifications d'âge plus strictes et la possibilité de limiter certaines fonctionnalités des réseaux sociaux.
Le secrétaire à la technologie, Liz Kendall, a affirmé que les lois du Online Safety Act n'étaient pas un point final. Elle a reconnu que les parents avaient des préoccupations légitimes. De son côté, Kemi Badenoch, leader conservateur, a critiqué la lenteur du gouvernement et a promis d'introduire une interdiction si son parti était au pouvoir.
Le syndicat National Education Union (NEU) a salué ce changement, notant que les réseaux sociaux influencent l'identité des enfants. Le secrétaire général, Daniel Kebede, a souligné l'importance de protéger les jeunes des effets néfastes des réseaux sociaux.
Le gouvernement fait face à une pression croissante de la part de la Chambre des Lords, qui est attendue pour voter sur un amendement visant à interdire les réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. Des figures influentes soutiennent cette initiative, y compris des anciens présentateurs de télévision pour enfants.
Il y a également un amendement séparé appelant à l'introduction de classifications d'âge pour les applications de réseaux sociaux. Toutefois, certains experts, comme le professeur Amy Orben, soulignent qu'il n'existe pas encore de preuves solides que ces interdictions soient efficaces.
Des spécialistes, comme le Dr Holly Bear, suggèrent qu'une approche équilibrée pourrait consister à réduire l'exposition à des contenus nuisibles. Ils recommandent d'améliorer les garanties et d'évaluer soigneusement toute intervention politique majeure. Cela pourrait inclure le soutien à la littératie numérique pour les jeunes.
Des organisations telles que l'NSPCC et la fondation Molly Rose ont exprimé leurs préoccupations, affirmant qu'une interdiction pourrait créer un faux sentiment de sécurité. Elles insistent sur le fait qu'une telle mesure pourrait pousser les enfants vers d'autres dangers en ligne.
La consultation sur l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 16 ans au Royaume-Uni soulève des questions cruciales sur la sécurité des enfants en ligne. Alors que les discussions se poursuivent, il est essentiel de trouver un équilibre entre protection et accès aux outils numériques. Les résultats de cette consultation pourraient avoir un impact significatif sur l'avenir des jeunes et des réseaux sociaux dans le pays.