
Le pilier droit du Stade Rochelais et membre de l’Équipe de France, Uini Atonio, a connu une fin de carrière inattendue à seulement 35 ans. Hospitalisé ce mardi pour un problème cardiaque, son club a annoncé qu'il ne pourrait pas continuer à jouer. Des examens médicaux ont confirmé un accident cardiaque.
Le cardiologue Florian Zores, basé à Strasbourg, a partagé son point de vue sur cette situation. Il souligne que l'expression « accident cardiaque » peut être ambiguë. Dimanche dernier, Atonio a ressenti des douleurs au sternum, ce qui a conduit à un bandage thoracique. Cela laisse penser à un infarctus du myocarde.
Il a dû renoncer à jouer ce jour-là, ce qui était clairement un signal d'alarme. Bien que l'on puisse facilement faire ce constat après coup, ces douleurs doivent être prises au sérieux, surtout chez un sportif. Les jeunes athlètes doivent être avertis que des douleurs thoraciques peuvent indiquer un problème cardiaque.
Il est surprenant que de tels problèmes cardiovasculaires puissent passer inaperçus chez un sportif de haut niveau. Contrairement à la croyance populaire, un infarctus peut survenir soudainement, sans signes précurseurs. Des études des années 1990 ont montré que l'artère pouvait sembler en bon état jusqu'à ce qu'un événement tragique se produise.
Il arrive que des athlètes subissent des décès soudains sur le terrain, même après un suivi médical rigoureux. Cela démontre l'importance de rester vigilant face à des symptômes apparemment bénins.
Uini Atonio, pesant 145 kg pour 1m96, présente un facteur de risque accru. Bien que différents types d'obésité existent, un tel poids peut augmenter le risque d'infarctus par rapport à une personne de corpulence mince. Les facteurs de risque classiques incluent l'hypertension, le diabète, le cholestérol et le tabagisme.
De plus, des facteurs héréditaires peuvent également jouer un rôle. Il est crucial de prendre en compte l'ensemble de ces éléments pour évaluer le risque cardiaque d'un individu.
Après son hospitalisation, Atonio a été placé en soins intensifs. La procédure habituelle consiste en un séjour de 24 à 72 heures en raison des risques de troubles du rythme cardiaque. Cela ne signifie pas nécessairement que son état est critique.
Il pourrait rentrer chez lui ou passer quelques jours en service conventionnel. En général, une phase de convalescence est nécessaire, avec un arrêt de travail d'au moins un mois. Reprendre le rugby à haut niveau ne sera pas envisageable dans les semaines à venir.
Pour éviter de futurs problèmes, Atonio devra suivre un traitement quotidien à base de comprimés. Ce traitement est essentiel pour prévenir le rebouchage des artères. La gestion de sa santé cardiaque sera primordiale pour sa qualité de vie future.
En conclusion, cette situation met en lumière l'importance de la vigilance face aux symptômes cardiaques, même chez les athlètes de haut niveau. La prévention et le suivi médical sont essentiels pour garantir la santé des sportifs.