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Russie, États-Unis et Royaume-Uni : l’essentiel de la nuit

Drapeaux de la Russie, des États-Unis et du Royaume-Uni alignés devant un bâtiment officiel illuminé la nuit

La nuit a bougé les lignes

La nuit a bougé les lignes. Trois nouvelles se télescopent : une attaque ukrainienne majeure sur Moscou, un signal américain pour revoir ses forces en Europe, et un scrutin britannique qui pourrait changer la donne au Labour.

Moscou sous le feu

L'Ukraine a lancé jeudi matin sa plus importante attaque de drones contre Moscou depuis au moins deux ans, selon les autorités. Plusieurs projectiles ont touché une grande raffinerie de Gazpromneft dans le quartier de Kapotnia, au sud‑est de la capitale, provoquant d'importants panaches de fumée noire et des perturbations dans les principaux aéroports moscovites.

Cette raffinerie assure plus d’un tiers des besoins en carburant de la capitale russe, notamment pour ses aéroports. Le maire Sergueï Sobianine a parlé d'une "attaque de grande envergure" sans préciser l'étendue des dégâts ; de son côté, Volodymyr Zelensky a publié sur les réseaux sociaux qu'il s'agissait d'"une réponse pleinement justifiée aux attaques russes contre nos villes et nos communautés."

Un réveil stratégique à Bruxelles

Au siège de l'OTAN à Bruxelles, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé jeudi l'ouverture d'un réexamen de six mois de la présence militaire des États‑Unis en Europe. "Ce sera un véritable réexamen", a‑t‑il déclaré, visant à garantir que l'Alliance évolue vers "une Europe aux commandes" et assume la responsabilité principale de sa défense.

Hegseth a lié cette démarche aux récentes frictions avec plusieurs pays européens ayant refusé l'usage de bases aux forces américaines pendant la guerre contre l'Iran. Il a ajouté que le réexamen devra aussi permettre aux États‑Unis d'obtenir la garantie de pouvoir utiliser les bases de l'OTAN "lorsqu'ils le jugeront utile" et d'assurer l'accès, les espaces et les survols qui doivent être "clairement définis et garantis."

Makerfield, le test pour Starmer

Le nord‑ouest de l'Angleterre vote jeudi dans la circonscription de Makerfield pour une élection partielle qui pourrait fragiliser durablement Keir Starmer. Andy Burnham, maire du Grand Manchester et ancien député (2001–2017), se présente à 56 ans pour revenir au Parlement avec l'ambition — explicite — d'évinver le premier ministre.

Starmer, entré à Downing Street en juillet 2024 après une large victoire travailliste, est aujourd'hui affaibli par des faux pas et par le scandale lié à la nomination de Peter Mandelson comme ambassadeur à Washington en dépit de ses liens avec Jeffrey Epstein. Après la lourde défaite du Labour aux élections locales de mai face à Reform UK de Nigel Farage, des appels à la démission et des départs ministériels se font entendre au sein même du parti. Les bureaux de vote ont ouvert à 7 h locales et fermeront à 22 h ; les résultats sont attendus dans la nuit.

Ces trois événements — militaire, diplomatique et politique — tracent une carte où la sécurité, l'autorité et la stabilité gouvernementale se redessinent en temps réel.

Publié le : 19 juin 2026
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