
L'Union européenne envisage de nouvelles sanctions contre l'Iran suite aux récentes manifestations sévèrement réprimées à Téhéran. Un porte-parole de l'UE a déclaré que des sanctions plus sévères pourraient être proposées en réponse à cette répression. Anouar El Anouni, représentant du service diplomatique de l'UE, a souligné cette intention.
Parallèlement, à Berlin, Sebastian Hille, porte-parole du gouvernement allemand, a suggéré d'inscrire les Gardiens de la Révolution sur la liste des entités soumises au régime de sanctions antiterroristes de l'UE. Cette démarche nécessite généralement une base juridique solide, comme une décision judiciaire existante dans un pays membre.
Lors d'un point presse, Hille a affirmé que l'UE s'engageait à trouver un accord sur cette question. Samedi, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a exprimé le soutien plein de l'Europe aux manifestations en Iran. Elle a également condamné la répression violente exercée contre les participants.
Von der Leyen a déclaré que les rues de Téhéran résonnent des pas des Iraniens qui réclament la liberté. Elle a souligné l'importance de la liberté d'expression, de rassemblement et de voyage, affirmant que l'Europe se tenait à leurs côtés dans cette lutte.
Ursula von der Leyen a condamné sans équivoque la répression de ces manifestations légitimes. Elle a averti que les responsables de cette violence seraient marqués du mauvais côté de l'histoire. Ce mouvement de contestation, qui a débuté en réaction à la hausse du coût de la vie, défie désormais ouvertement le pouvoir en place.
Cette vague de manifestations survient dans un contexte de faiblesse du pays, aggravée par la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025. Les sanctions liées au programme nucléaire, rétablies par l'ONU en septembre, contribuent également à la détérioration de la situation en Iran.
La contestation actuelle est d'une ampleur sans précédent depuis les événements qui ont suivi la mort de Mahsa Amini en septembre 2022. Cette jeune Kurde avait été arrêtée par la police des mœurs pour avoir prétendument enfreint le code vestimentaire imposé aux femmes. La révolte actuelle illustre un désir profond de changement au sein de la société iranienne.
En somme, l'Union européenne se prépare à intensifier ses sanctions contre l'Iran en réponse à la répression des manifestations. Le soutien de l'Europe aux Iraniens qui luttent pour leur liberté est clair, et les conséquences de cette répression pourraient avoir des répercussions durables sur le pays. La situation en Iran demeure complexe et en constante évolution, avec un mouvement de contestation qui ne montre aucun signe de ralentissement.