
Le PP se lance dans une offensive contre le nouveau modèle de financement. Tous unis, avec l'Aragonais Jorge Azcón, candidat aux élections régionales du 8 février, en première ligne. Le président du principal parti d'opposition, Alberto Núñez Feijóo, a convoqué ses barons ce dimanche à Zaragoza pour signer ensemble la Déclaration de Zaragoza. Cet accord vise à contrer les "privilèges" accordés aux indépendantistes catalans.
Feijóo et Azcón décrivent ce nouveau front commun comme une réaction collective. Il s’agit d’une révolte fondée sur une proposition alternative qui défend la politique comme service public. Le PP promet un autre système de financement s'il parvient à La Moncloa, un modèle d'égalité qui privilégie la justice.
Ce modèle, selon le PP, doit remplacer le système de financement "insolidarité" proposé par la ministre des Finances, María Jesús Montero, suite à un accord avec Oriol Junqueras, leader d'ERC.
Le PP, bien que les détails restent à préciser, se base sur la nivellement de la "infrafinancement zéro" et l'évaluation "indépendante" de l'AiReF. Azcón a affirmé que ce modèle n'est pas conçu par les indépendantistes catalans, mais pour tous les Espagnols. Feijóo s'engage à promouvoir un modèle transparent et juste.
Dans le premier mois de gouvernement, il prévoit de convoquer un CPFF dédié à la question du financement. Il souhaite également rétablir les groupes de travail pour discuter des détails, affirmant qu'il faut plus qu'une simple présentation.
Le document signé ce dimanche insiste sur la nécessité de prioriser la santé dans la réforme du système. Le coût des services publics a considérablement augmenté, en particulier pour la santé publique, qui représente plus de 40% du budget. Cela nécessite une attention particulière dans le futur modèle.
Feijóo a également promis de ne pas augmenter les impôts, en réponse à la volonté du gouvernement d'imposer un taux minimum sur les impôts régionaux. Il a souligné que le PP ne retournera pas sur les baisses d'impôts réalisées.
Le plan du PP vise à donner une image de unité face à un PSOE où seul Salvador Illa soutient le nouveau système. Azcón a rappelé que le PSOE ne dispose que d'un seul soutien contre 14 votes opposés. Cela renforce l'idée que le PP est un parti uni, comme l’a exprimé la maire de Zaragoza, Natalia Chueca.
De plus, parmi les 17 dirigeants régionaux du PP ayant signé l'accord, 12 gouvernent des communautés représentant 70% de la population espagnole. Tous considèrent ce système comme injuste.
Pour Feijóo, la question du financement représente un problème moral. Il a affirmé que le PP ne renoncera jamais à un projet commun. Il défend le État Autonómico comme le meilleur système de gouvernement. Malgré les défis, il reste convaincu qu'« Espagne restera unie ». Feijóo a insisté sur la nécessité de défendre la dignité de la Generalitat de Catalogne.
Il a conclu en affirmant que le PP ne tolérera pas que la Catalogne soit exclue des discussions. L'appel à un dialogue inclusif avec toutes les communautés est essentiel pour garantir que les ressources soient équitablement réparties entre tous.