
Les médecins libéraux sont appelés à faire grève pendant dix jours à partir du 5 janvier. Cette action vise à protester contre le budget de la Sécurité sociale. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, a tenté d’apaiser les tensions en s’adressant aux médecins avant ce mouvement de grève.
Dans une lettre ouverte, elle a exprimé son souhait de dissiper des malentendus. Elle a également évoqué la nécessité de renouer un dialogue qui s’est distendu ces derniers temps. Les médecins contestent plusieurs mesures du budget, estimant qu'elles mettent en danger leur liberté d’exercice.
Stéphanie Rist a souligné que certaines mesures controversées n’étaient plus à l’ordre du jour. Parmi celles-ci, l’amende pour les médecins ne remplissant pas le dossier médical partagé (DMP) a été censurée par le Conseil constitutionnel. Cette décision a été accueillie avec soulagement par les médecins.
Un autre point de blocage demeure : des mesures permettent aux autorités de baisser unilatéralement les tarifs de certains actes. Stéphanie Rist a précisé que cela ne constituait qu’une possibilité et non une obligation. Elle a promis que le gouvernement ne recourrait pas à cette éventualité tant qu'elle serait ministre.
La ministre a également défendu une mesure controversée limitant la prescription d’arrêts de travail dans le temps. Les médecins dénoncent cette restriction comme une atteinte à leur liberté de prescription. Cependant, Rist a assuré que des dérogations seraient possibles selon l’état du patient.
Elle a expliqué que l’objectif de cette mesure est de permettre un suivi plus régulier des patients en arrêt de longue durée. Cela vise à lutter contre la désinsertion professionnelle, un enjeu majeur pour la santé publique.
Enfin, le sujet des dépassements d’honoraires a été abordé. Le budget de la Sécurité sociale prévoit d’interdire ces dépassements dans certains cas précis. Stéphanie Rist a reconnu qu'une minorité de professionnels abusent de ces pratiques.
Elle a insisté sur la nécessité de réguler cette situation pour protéger les patients. La ministre a affirmé que ces mesures visent à garantir un accès équitable aux soins pour tous.
La grève des médecins libéraux à partir du 5 janvier souligne les tensions autour du budget de la Sécurité sociale. Les déclarations de Stéphanie Rist montrent une volonté d’apaisement, mais les médecins restent inquiets. Les discussions à venir seront cruciales pour l'avenir de la santé en France.