
Le Premier ministre Mark Carney a commencé à définir publiquement les limites de la relation entre le Canada et la Chine. Son gouvernement s'engage dans une nouvelle dynamique avec cette puissance économique, tout en restant vigilant sur certains enjeux cruciaux.
Carney a identifié des domaines tels que l'intelligence artificielle et les minéraux critiques comme des zones sensibles. Il a clairement affirmé qu'il ne cherchait pas à établir des relations profondes avec la Chine dans ces secteurs. Cette prudence est renforcée par les inquiétudes liées à la sûreté nationale.
Dans une interview avec CBC News, Carney a souligné l'importance de définir des garde-fous autour de cette relation. Il a déclaré : « La question est de savoir à quel point la relation est profonde et quelles sont les limites claires autour de celle-ci. »
Carney a évoqué la nécessité d'un réajustement des relations avec Pékin, surtout après les tensions créées par l'arrestation de Meng Wanzhou. Cette situation a conduit à une détérioration des relations commerciales entre le Canada et la Chine.
Il a mentionné que, en dehors de l'Union européenne et du Royaume-Uni, le Canada ne devrait pas avoir de relations profondes avec de nombreux pays, même avec ses alliés traditionnels. Cela souligne une volonté de diversifier les partenariats commerciaux.
Lors de sa rencontre avec le président Xi Jinping, Carney a qualifié cet échange de point tournant pour les relations canado-chinoises. Il a accepté l'invitation de Xi pour une visite d'État, marquant un changement dans la politique canadienne à l'égard des investissements chinois.
Carney a également exprimé le besoin de soulever des questions délicates, notamment les droits de l'homme en Chine. Il est crucial pour le Canada de maintenir une pression sur des sujets sensibles tout en cherchant à établir des relations commerciales.
Guy Saint-Jacques, ancien ambassadeur du Canada en Chine, a souligné que le Canada doit engager un dialogue avec la Chine tout en étant ferme sur ses principes. Il a noté que la Chine est un acteur clé sur la scène mondiale et qu'il est impératif d'aborder des sujets comme la guerre en Ukraine.
Saint-Jacques a également insisté sur l'importance d'établir des lignes rouges dans les relations. Si la Chine les franchit, des sanctions doivent être envisagées. Cela témoigne de la nécessité d'une approche équilibrée et réfléchie.
En somme, le Premier ministre Mark Carney tente de tracer une voie claire dans les relations entre le Canada et la Chine. En établissant des garde-fous et en se concentrant sur des partenariats diversifiés, il espère naviguer avec prudence dans un paysage international complexe.