La détention d'un homme ayant menacé Carlos Mazón sur les réseaux sociaux a ravivé une crise entre la Generalitat et le Gouvernement central. Ce cas soulève des questions concernant la sûreté du président de la Generalitat. Le PP valencien a insinué que la déléguée Pilar Bernabé ne prend pas au sérieux la protection du président.
Les critiques se portent également sur le fait qu'elle aurait caché la nouvelle de l'arrestation jusqu'après une manifestation à Valence. Cette manifestation a de nouveau exigé la démission de Mazón, intensifiant ainsi les tensions politiques. À la présidence de la Generalitat, l'inquiétude grandit face à l'escalade de la violence verbale.
Des sources proches de Mazón justifient son absence lors des événements publics par des raisons de sécurité. Un incident à Castellón, où il a dû annuler une visite, illustre la gravité de la situation. La déléguée a confirmé l'existence de trois plaintes pour menaces à son encontre, tandis que d'autres menaces visant Bernabé restent peu médiatisées.
La vice-présidente de la Generalitat, Susana Camarero, a exprimé sa surprise quant à l'absence de communication proactive de la part de la Délégation concernant l'arrestation. Elle a souligné que ces détentions ont un effet dissuasif et empêchent la normalisation des menaces.
Les tensions se poursuivent entre les responsables politiques, chacun se renvoyant la culpabilité des menaces. Camarero déclare que la situation politique actuelle est inacceptable, tandis que Bernabé affirme que ceux qui ne veulent pas écouter la population exacerbent les tensions.
Bernabé a condamné toute forme de violence verbale et a fait référence aux manifestations pacifiques réclamant la démission de Mazón. Selon elle, le maintien de Mazón à la tête de la Generalitat est ce qui crée une tension dans les rues.
Juanfran Pérez Llorca, porte-parole du PP, a exprimé des regrets sur le fait que l'activité parlementaire ne soit pas plus conciliatrice. Il a lié cette situation au climat politique actuel, qu'il accuse d'être alimenté par la gauche. Toutefois, il a reconnu que des remarques inappropriées ont été faites par des membres du PP.
Bernabé a également profité de l'occasion pour se réunir avec le Club Espagnol du Ratonero Valenciano, soulignant sa volonté de dialoguer avec la communauté. Cette rencontre a permis de montrer une image positive malgré les tensions politiques.
La détention de l'individu ayant menacé Carlos Mazón met en lumière des enjeux de sûreté et de communication au sein du gouvernement. Les réactions des différents acteurs politiques illustrent les divisions croissantes et la nécessité d'un dialogue constructif. La situation actuelle exige une attention particulière pour éviter toute escalade de la violence et favoriser une atmosphère politique plus sereine.