
Le Parti Populaire (PP), profitant de sa majorité absolue au Sénat, va lancer une nouvelle commission d'enquête. Cette commission examinera si le gouvernement a utilisé des fonds publics pour soutenir le régime de Nicolás Maduro. Ce nouvel organe se concentrera sur les projets financés par la Société d'État de Participations Industrielles (SEPI).
Le PP estime qu'il existe une caisse noire au sein de la SEPI et considère que celle-ci est le centre de la corruption liée au sanchisme. La porte-parole du PP au Sénat, Alicia García, a annoncé la création de cette commission pour clarifier si des fonds de la SEPI ont été utilisés pour "payer des faveurs à des dictatures comme celle de Maduro".
En décembre dernier, la Police Nationale a perquisitionné la compagnie aérienne espagnole Plus Ultra. Cette entreprise a été sauvée pendant la pandémie grâce à un montant de 53 millions d'euros via la SEPI. L'enquête menée par la Fiscalité Anticorruption a révélé que Plus Ultra aurait utilisé une partie de ce sauvetage pour blanchir des fonds d'une organisation criminelle liée à Venezuela.
La SEPI, désormais au centre de la nouvelle commission du Sénat, a attiré l'attention suite à la détenue de son ancien président, Vicente Fernández, le 11 décembre. Ce dernier, nommé par María Jesús Montero, est actuellement sous enquête dans le cadre d'une affaire concernant la fraude dans les contrats publics.
Cette commission d'enquête pourrait avoir des répercussions importantes sur le paysage politique espagnol. Le PP cherche à établir des liens entre le gouvernement actuel et des pratiques corrompues qui pourraient entacher sa réputation. Cela pourrait également influencer l'opinion publique à l'égard du gouvernement socialiste.
Les résultats de cette enquête pourraient également affecter les relations diplomatiques de l'Espagne avec des pays comme Venezuela. Les accusations de corruption peuvent nuire à la légitimité du gouvernement et à sa capacité à gouverner efficacement.
Les réactions à cette annonce ont été variées. Certains soutiennent que cette démarche est nécessaire pour assurer la transparence et la responsabilité au sein du gouvernement. D'autres, cependant, la considèrent comme une manœuvre politique visant à discréditer l'opposition.
À l'avenir, il sera crucial de suivre l'évolution de cette enquête et les implications qu'elle pourrait avoir sur la politique espagnole. Les conclusions de la commission pourraient influencer les élections futures et redéfinir le paysage politique en Espagne.
En somme, la création de cette nouvelle commission d'enquête par le PP marque une étape importante dans la lutte contre la corruption en Espagne. Les investigations sur la SEPI et ses liens avec le régime de Maduro soulèvent des questions cruciales sur l'utilisation des fonds publics. Les résultats de cette enquête pourraient avoir des répercussions durables sur le gouvernement et la société espagnole.