
Un homme de 48 ans a été retrouvé vivant au fond d’un ravin de plus de 300 mètres, près de Saint‑Julien‑du‑Gua (Ardèche), cinq jours après avoir fait une sortie de route sur la RD122. Sa voiture était écrasée; lui, coincé à l’intérieur, gravement blessé. Il avait été porté disparu depuis six jours et sera entendu dès que son état le permettra.
Ce sont des chasseurs en battue au sanglier qui ont donné la clé de l’affaire. Alertés par des débris aperçus en contrebas de la route, ils ont descendu un sentier escarpé et découvert le véhicule. « Je vois une personne assise, un œil à peine ouvert… puis deux yeux sur une tête noire de sang », raconte Florian, l’un des chasseurs. Le groupe a immédiatement prévenu les secours, arrivés environ vingt minutes plus tard.
L’automobiliste, originaire de l’Allier, affirme s’être endormi au volant avant de chuter dans le ravin. Pour tenir pendant ces cinq jours, il dit avoir bu l’eau d’un ruisseau voisin. Les pompiers, après plusieurs heures d’intervention délicate pour l’extraire de l’épave, l’ont héliporté vers un hôpital lyonnais. « C’est un miracle qu’il soit encore en vie. Sans nous, il serait mort », confie l’un des chasseurs, encore sous le choc.
Le récit reste cependant tranché par la gravité des blessures constatées et le mystère des heures qui ont suivi l’accident. Les médecins prennent en charge ses traumatismes; les secours insistent sur la difficulté du terrain et la complexité d’une extraction de nuit dans un ravin si profond. Une enquête a été ouverte pour déterminer précisément les circonstances de la sortie de route et vérifier la chronologie des faits.
Faits saillants à retenir : un homme de 48 ans retrouvé vivant au fond d’un ravin de plus de 300 mètres, près de Saint‑Julien‑du‑Gua, et découvert par des chasseurs cinq jours après une chute depuis la RD122. L’incident souligne à la fois la fragilité humaine en milieu isolé et l’importance des signalements locaux : une battue a transformé une recherche désespérée en opération de sauvetage.