
Destiné aux jeunes adultes de 18 à 25 ans, le nouveau dispositif de service national militaire débutera en septembre 2026. Ce programme prévoit l'engagement de 3 000 participants pour une durée de dix mois, avec une rémunération de 800 euros brut par mois, ainsi que le logement et la nourriture fournis gratuitement.
Le gouvernement a lancé une campagne de recrutement pour inciter les jeunes à participer à ce service. L'objectif est de répondre aux besoins des armées françaises. Le président Emmanuel Macron souhaite établir un programme qui atteindra 10 000 volontaires par an d'ici 2030, puis 42 500 en 2035.
Fabien Mandon, chef d'état-major des armées, a souligné l'importance de la sélectivité dans le recrutement. Les critères principaux incluront la motivation des candidats et les besoins spécifiques des forces armées. Un examen médical sera également requis avant le recrutement.
Les jeunes engagés effectueront leur service sur le territoire national, où ils seront intégrés dans les unités militaires. Chaque volontaire aura un rôle essentiel et sera considéré comme un maillon de l'armée. Ils devront s'adapter aux règles militaires et à la vie en collectivité.
Concernant les aspects personnels comme les tatouages et les piercings, l'armée appliquera les mêmes règles qu'à ses militaires. Ces règles visent à garantir l'équité et la sécurité au sein des unités.
Chaque engagement débutera par une formation d'un mois, adaptée à l'affectation du volontaire. Par exemple, ceux affectés à des missions cyber ne nécessiteront pas de formation au permis de conduire. Ils seront ensuite mobilisés pendant neuf mois pour contribuer à la protection des citoyens dans un environnement incertain.
Dans la Marine, des opportunités seront offertes pour embarquer sur des missions de surveillance. Cela permettra aux jeunes de participer à des interventions en cas de catastrophes naturelles, comme les cyclones.
À l'issue de leur service, les volontaires auront plusieurs options. Ils pourront reprendre leurs études, intégrer la réserve opérationnelle ou s'engager avec l'armée. Cette expérience leur permettra d'évaluer si le service militaire répond à leurs attentes.
En cas de crise majeure, il est prévu de rappeler des jeunes ayant effectué ce service, mais cela restera optionnel. Les choix seront laissés à la discrétion des volontaires en fonction de leur expérience.
Ce nouveau service national militaire marque la fin du service national universel (SNU), qui n'a jamais été généralisé. Le SNU, lancé en 2019, ne correspond plus aux besoins stratégiques actuels, surtout après l'invasion de l'Ukraine. Le gouvernement espère que ce nouveau dispositif permettra de renforcer la cohésion nationale et de préparer les jeunes à des missions essentielles.