
À Paris, près de la place de la République, le magasin Gifi se trouve dans une situation préoccupante. En ce lundi de février, l'ambiance est morose. Les clients, peu nombreux, quittent souvent le magasin les mains vides. Elise, une infirmière en formation, exprime son mécontentement face aux prix, trouvant le parapluie à 11 euros trop cher.
Joanna, gardienne d’immeuble, a pu faire quelques achats de boîtes en plastique, mais elle déplore le manque de choix. Même Yvette, une cliente fidèle, est repartie sans ses « babioles » préférées. Ce constat soulève des questions sur l'avenir du secteur du discount.
Après des années de croissance insolente, le secteur du discount montre des signes d'essoufflement. Selon Emily Mayer de l'institut Circana, le marché a connu une augmentation de 40 % entre 2019 et 2025. Cependant, l'année dernière, il a enregistré une baisse de 7 % pour la première fois.
Cette tendance soulève des inquiétudes parmi les acteurs du marché. Bien que le leader Action, représentant plus de 40 % du secteur, continue d'afficher des résultats positifs, il commence à ressentir les effets de cette stagnation.
Les consommateurs semblent de plus en plus exigeants. Les prix élevés, même pour des produits basiques, sont un frein. Les clients recherchent des alternatives moins chères, ce qui impacte directement les ventes. Les enseignes comme Gifi, La Foir’Fouille et d'autres doivent s'adapter à cette nouvelle réalité.
Malgré tout, certaines marques comme le danois Normal continuent d'attirer une clientèle fidèle, notamment les jeunes femmes. Ces dernières apprécient les produits de beauté à petits prix, ce qui montre qu'il existe encore des segments de marché porteurs.
Le secteur du discount à Paris traverse une période difficile. Les clients, de plus en plus attentifs aux prix, modifient leurs habitudes d'achat. Les enseignes doivent s'ajuster pour répondre à cette demande changeante. L'avenir du discount dépendra de leur capacité à innover et à attirer à nouveau les consommateurs.