
Les syndicats de la SNCF tirent la sonnette d’alarme. Le 23 janvier, la CGT Cheminots a publié un communiqué intitulé « Le ferroviaire en alerte rouge ». Ce document évoque « Sept suicides en quelques mois, dont trois depuis le lundi 19 janvier 2026 » et « plusieurs accidents mortels dans l’ensemble du champ ferroviaire ».
Selon le syndicat, l’entreprise porte une lourde responsabilité dans la situation actuelle. La CGT Cheminots dénonce les restructurations violentes qui se multiplient sur tout le territoire. Depuis la réforme ferroviaire de 2018, des dizaines de milliers de cheminots ont été licenciés ou transférés dans des filiales, ce qui aggrave la situation.
Le 27 janvier, Sud-Rail a également réagi en adressant une lettre ouverte à Jean Castex, le nouveau PDG de la SNCF. Dans cette lettre, le syndicat souligne que « ces derniers mois ont été marqués par une série de suicides ou de tentatives de suicide ». Diverses professions au sein de la compagnie sont touchées, y compris les conducteurs et les agents de TER.
Le syndicat met en lumière le fait que ce phénomène ne concerne que ceux dont les militant.e.s Sud-Rail sont informé.e.s. Ils font un parallèle avec la vague de suicides ayant frappé France Télécom entre 2006 et 2011, un sujet qui préoccupe fortement le collectif.
Le collectif de salariés insiste sur le fait qu'« il est inacceptable de rester les bras croisés face à cette situation ». Ils alertent sur le fait que certains salariés se sentent poussés à des actes désespérés. « Nous ne pouvons pas rester à regarder la vague monter et engloutir les salariés », affirment-ils, soulignant l’urgence d’agir.
Contactée par BFMTV, la SNCF a reconnu la gravité de la situation. L’entreprise a déclaré que « le décès de quatre de nos collègues ces 15 derniers jours est une épreuve qui touche profondément l’ensemble de la famille cheminote ». Elle a également mentionné avoir mis en place une cellule d’accompagnement psychologique.
La SNCF assure qu'elle maintiendra le dialogue avec les organisations syndicales. De plus, elle a mis en place plusieurs dispositifs d’aide pour les salariés en détresse. Ces dispositifs incluent des cellules d’écoute, un numéro d’appel, ainsi que la mise à disposition de médecins et de psychologues.
Ces initiatives visent à offrir un soutien adéquat aux employés confrontés à des situations difficiles. La SNCF espère ainsi atténuer la souffrance au sein de son personnel et prévenir d'autres tragédies.
La situation à la SNCF est préoccupante, avec des suicides et des accidents tragiques. Les syndicats comme la CGT Cheminots et Sud-Rail appellent à une prise de conscience et à des actions concrètes. La SNCF, de son côté, promet de soutenir ses employés, mais les défis restent immenses.