
Emmanuel Macron a récemment présenté un projet ambitieux visant à déployer plusieurs milliers de soldats français en Ukraine, sous réserve d'un accord de paix. Cette annonce a suscité des réactions mitigées, notamment concernant la confiance à accorder à Donald Trump pour le soutien militaire.
À la sortie de la réunion, Marine Tondelier, cheffe des Écologistes, a exprimé des doutes sur la sincérité des promesses de Trump, soulignant sa versatilité. Elle a insisté sur la nécessité d’être prudent face à ses déclarations, indiquant qu'il ne fallait pas être naïf. Ces préoccupations reflètent un sentiment général parmi les responsables politiques.
Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI, a également fait part de son opposition à l'idée de déployer des soldats français sans un mandat de l’ONU. Elle a précisé que la France insoumise ne soutiendrait pas cette initiative dans les conditions actuelles, appelant à un encadrement international.
Emmanuel Macron a fourni des précisions sur la future force multinationale, notamment le commandement établi au Mont-Valérien près de Paris. Cédric Perrin, président de la Commission des Affaires étrangères, a mentionné des tableaux précis concernant les types de matériels à déployer, soulignant l'importance de cette initiative pour la sécurité européenne.
Le projet inclut l'envoi de deux brigades, représentant environ 10 000 hommes, dont une partie pourrait être française. Ce chiffre a été confirmé par plusieurs participants à la réunion, qui ont également évoqué la confidentialité demandée par l'Élysée sur certains aspects.
La réunion a eu lieu après un sommet de la coalition des volontaires à Paris, où des pays alliés de Kiev ont convenu de déployer une force multinationale après un éventuel accord avec Moscou. Les émissaires de Donald Trump ont promis un soutien américain, tandis que Washington envisagerait un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu.
La Russie a réagi en dénonçant ce projet, avertissant que toute présence militaire occidentale serait considérée comme une cible légitime. Cette escalade des tensions soulève des questions sur les implications d'une telle force en Ukraine.
Emmanuel Macron a clairement indiqué que les Ukrainiens seraient en première ligne, avec la force internationale les soutenant loin du front. Les discussions autour de ce déploiement militaire soulignent les défis complexes de la situation géopolitique actuelle et la nécessité d'une coopération internationale prudente.