
Le président des États-Unis, Donald Trump, a signé un ordre exécutif suspendant le soutien américain à 66 organisations, agences et commissions. Cette décision fait suite à ses instructions visant à revoir la participation et le financement de toutes les organisations internationales, y compris celles affiliées aux Nations Unies.
Parmi les cibles figurent des agences liées à l'ONU, notamment celles axées sur le climat, le travail et d'autres questions que l'administration Trump considère comme favorisant la diversité et des initiatives "woke". Cela inclut des organismes tels que l'agence de la population de l'ONU et le traité sur les négociations climatiques internationales.
Le département d'État a déclaré que ces institutions étaient jugées redondantes, mal gérées et inutiles. Ils ont également été qualifiés de menaces pour la souveraineté et la prospérité des États-Unis.
Ce retrait s'inscrit dans une tendance plus large de l'administration Trump, qui a déjà suspendu son soutien à des agences comme l'Organisation mondiale de la santé et le Conseil des droits de l'homme de l'ONU. Les États-Unis choisissent désormais les opérations et agences qui correspondent à leur agenda.
Daniel Forti, responsable des affaires de l'ONU au sein du International Crisis Group, a commenté que cela représente une vision claire d'une coopération internationale sous les conditions de Washington.
Le retrait du Cadre de la Convention des Nations Unies sur les changements climatiques est une autre étape dans l'éloignement des États-Unis des organisations internationales. Ce traité, qui soutient financièrement les activités liées au climat dans les pays en développement, est essentiel pour l'accord de Paris.
Gina McCarthy, ancienne conseillère nationale sur le climat, a qualifié cette décision de court-termiste et de fâcheuse. Elle a souligné que les États-Unis, en tant que seul pays non signataire, abandonnent des décennies de leadership en matière de changement climatique.
Le retrait américain pourrait freiner les efforts mondiaux pour réduire les gaz à effet de serre. Des experts affirment que cela donne aux autres nations une excuse pour retarder leurs propres actions. La coopération des États-Unis, en tant que l'un des plus grands émetteurs, est cruciale pour progresser dans la lutte contre le changement climatique.
De plus, d'autres organisations que les États-Unis quitteront incluent le Partenariat pour la coopération atlantique et l'Organisation internationale du coton. Le département d'État a indiqué que des examens supplémentaires sont en cours.
La décision de Donald Trump de suspendre le soutien à ces organisations internationales marque un tournant dans la politique étrangère américaine. Cela soulève des questions sur l'avenir de la coopération internationale et la capacité des nations à s'attaquer aux défis mondiaux, notamment le changement climatique.