
La société de production d’Ary Abittan a décidé d'agir en justice. Dans un communiqué, elle a exprimé son ras-le-bol face à ce qu'elle considère comme une chasse à l’artiste. La société, dirigée par Gilbert Coullier, a déposé une plainte contre X pour « entrave à la liberté d’expression » et « à la diffusion d’une œuvre ».
Cette plainte fait suite à des perturbations et annulations de spectacles de l'humoriste. Selon le communiqué, des actions répétées ont été menées pour empêcher la tenue de ses représentations. Cela inclut des campagnes de dénigrement, des pressions sur les salles et des intimidations.
Ary Abittan est accusé de viol, mais a bénéficié d’un non-lieu. Malgré cela, le collectif féministe #NousToutes a appelé à manifester pour perturber sa tournée. Gilbert Coullier a dénoncé ces actions, affirmant qu'elles constituent une forme de sanction parallèle inacceptable.
Il a souligné que dans un État de droit, aucune personne ne peut se substituer à l’autorité judiciaire. L’intimidation et la violence ne devraient pas avoir leur place dans le débat public.
En décembre, Brigitte Macron a visité Ary Abittan lors d'un spectacle aux Folies Bergère. Elle a qualifié de « sales connes » les militantes qui avaient perturbé la représentation précédente. Cette déclaration a suscité une vague d’indignation au sein des mouvements féministes et de la gauche.
Les réactions ont été vives, et la controverse a pris de l’ampleur, touchant également le milieu culturel. La situation a mis en lumière les tensions autour de la liberté d’expression et des accusations portées contre des artistes.
Depuis le début de cette polémique, plusieurs spectacles d'Ary Abittan ont été annulés. Une représentation prévue en février à Bergerac a été annulée par une salle municipale. De même, un autre spectacle en Suisse a connu le même sort.
Ces annulations soulignent l'impact des pressions exercées sur les lieux de spectacle. La société de production a donc décidé d'agir pour défendre les droits de l'artiste et la liberté de création.
La plainte déposée par Gilbert Coullier Productions met en avant des enjeux juridiques importants. L’entrave à la liberté d’expression et à la création artistique est passible d’un an d’emprisonnement et d’une amende de 15 000 euros, selon le Code pénal.
Cette situation pourrait créer un précédent concernant la protection des artistes face à des pressions externes. Les conséquences de cette affaire pourraient influencer les débats futurs autour de la liberté d’expression.
La situation d'Ary Abittan soulève des questions cruciales sur la liberté d'expression et les limites de l'activisme. La plainte déposée par sa société de production vise à protéger les droits de l'artiste face aux pressions. Ce cas pourrait avoir des répercussions importantes sur la manière dont les artistes sont traités dans le contexte actuel.