
Le scandale Mandelson représente une situation délicate pour Sir Keir Starmer, selon l'ancien Premier ministre Gordon Brown. Ce dernier a exprimé ses préoccupations concernant la nomination de Lord Mandelson comme ambassadeur des États-Unis, malgré son lien avec Jeffrey Epstein, un délinquant sexuel reconnu. Brown a qualifié cette nomination de « erreur », soulignant qu'il avait également commis une faute en intégrant Mandelson dans son propre cabinet en 2008.
Brown a soutenu Sir Keir en le qualifiant d'« homme d'intégrité », affirmant qu'il avait été « trahi » par Mandelson. Il a ajouté que le Premier ministre était la personne adéquate pour « nettoyer le système ». Cette déclaration intervient alors que les autorités ont achevé une perquisition de deux propriétés liées à Mandelson, suite à des échanges d'emails suggérant qu'il avait transmis des informations sensibles à Epstein.
Les emails récemment publiés indiquent que Lord Mandelson aurait informé Epstein d'un bailout imminent de l'UE en 2010. Brown a déclaré que ces informations étaient « sensibles au marché », ce qui pourrait avoir entraîné des dommages commerciaux importants pour le Royaume-Uni. Il a exprimé son indignation face à la situation, se sentant « choqué, triste, en colère » et « trahi » par Mandelson.
Brown a expliqué que les communications de Mandelson avec Epstein mettaient en péril la sécurité économique du pays. Il a insisté sur le fait que ces actes constituaient un crime financier, soulignant que cela représentait un risque pour la monnaie britannique et pour les échanges commerciaux.
Les députés du Parti travailliste expriment de plus en plus leur mécontentement à l'égard de la décision de Starmer. Brown a reconnu que la situation était « sérieuse » et a appelé à une réforme complète du système politique britannique. Il a plaidé pour la création d'une commission anti-corruption avec des pouvoirs étendus pour saisir des actifs.
Il a également proposé l'instauration d'auditions de confirmation à l'américaine pour les nominations ministérielles. Brown a affirmé que cela aurait permis de poser des questions cruciales à Mandelson lors de sa nomination, ce qui aurait pu éviter cette controverse.
Brown a conclu en affirmant que la confiance, une fois altérée, est difficile à restaurer. Il a insisté sur la nécessité d'une action complète concernant la corruption et l'éthique dans la vie publique. Il a déclaré que des mesures doivent être prises pour garantir que les membres du parlement et les ministres respectent des normes élevées.
La situation actuelle souligne l'importance d'une transparence accrue et d'une responsabilité dans le gouvernement. Les événements récents pourraient avoir des répercussions significatives sur la confiance du public envers les dirigeants politiques.