
Parmi les concepts géopolitiques récents, le « Sud global » se démarque par son ambivalence. Ce terme se positionne entre « la fin de l’histoire » et le « choc des civilisations ». Il représente un ensemble d'États et d'opinions publiques qui défient l'Occident pour des raisons variées.
Ce « Sud » englobe des pays aux réalités disparates, comme la Russie, la Chine et l'Inde, ainsi que les continents africain et latino-américain. Ce groupe est souvent symbolisé par les Brics +, qui tentent de s'affirmer sur la scène internationale.
Les raisons de ce défi sont à la fois socio-économiques et psychologiques. La pauvreté et le sentiment d'humiliation face à la domination occidentale sont des facteurs clés qui alimentent cette dynamique.
Sur le plan économique, le « Sud global » ne ressemble en rien à l'UE. Les organisations comme le groupe de Shanghai, le Mercosur ou la Cédéao ne parviennent pas à établir une véritable unité. Chaque entité opère souvent de manière isolée, sans réelle synergie.
De plus, la coopération Sud-Sud est souvent illusoire. Le lien entre la Chine et les autres pays est de plus en plus vertical, favorisant principalement les intérêts de Pékin. Cette situation soulève des questions sur l'avenir de ces alliances.
En somme, le « Sud global » représente une réalité complexe et contrastée. Alors que certains pays cherchent à s'unir contre l'Occident, les dynamiques internes et les inégalités de pouvoir compliquent cette quête. Le défi reste de trouver un équilibre entre les aspirations de ces nations et les réalités économiques actuelles.