
Le gouvernement suédois a récemment annoncé une mesure significative concernant la responsabilité pénale. Ce projet de loi vise à abaisser l'âge de responsabilité pénale de 15 à 13 ans pour certaines infractions graves. Cette initiative suscite de nombreux débats et préoccupations dans la société suédoise.
Lors d'une conférence de presse, le ministre de la Justice, Gunnar Strömmer, a précisé que cette mesure ne constituait pas un « abaissement général de l'âge de la responsabilité pénale ». Au contraire, elle concerne spécifiquement les crimes graves, tels que les meurtres et les viols. L'objectif est de répondre à la montée de la violence liée à la criminalité organisée.
La Suède fait face à une augmentation des actes criminels impliquant des mineurs. Les gangs recrutent des jeunes de moins de 15 ans pour commettre des actes violents sans craindre de sanctions sévères. Ce projet de loi pourrait donc changer la donne pour ces jeunes délinquants.
La proposition a été envoyée à 126 autorités et organisations pour recueillir des avis. Cependant, la majorité des réponses ont été critiques. La police a exprimé des inquiétudes concernant l'implication potentielle d'enfants encore plus jeunes dans des réseaux criminels.
D'autres acteurs, comme les procureurs, ont également souligné que le système pénitentiaire n'est pas adapté à des délinquants aussi jeunes. Ils craignent que ce changement ne porte atteinte aux droits des enfants.
Gunnar Strömmer a défendu la nécessité de cette mesure, affirmant que nous sommes dans une situation d'urgence. Les mesures doivent refléter la gravité de la situation actuelle. Ce changement serait temporaire, prévu pour une durée limitée de cinq ans.
Le projet de loi sera soumis au Conseil législatif suédois pour examen. Si approuvé, il pourrait entrer en vigueur dès cet été, marquant un tournant dans la législation pénale suédoise.
En résumé, la proposition d'abaisser l'âge de la responsabilité pénale en Suède soulève de nombreuses questions. Bien que le gouvernement cherche à lutter contre la criminalité croissante, les critiques mettent en lumière des préoccupations éthiques et pratiques. L'avenir de cette législation reste à déterminer, mais son impact potentiel sur les jeunes et la société est indéniable.