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« C’est la première fois que je pleure ! » : Malgré l’interdiction, des milliers de supporters marocains envahissent les Champs-Élysées

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Une soirée mémorable sur les Champs-Élysées

Au cœur des Champs-Élysées, Hicham, âgé de 22 ans, appelle son cousin Sofiane à Rabat. Il souhaite lui montrer, en direct de Paris, que la communauté marocaine célèbre la qualification d'Hakimi et de ses amis en finale de la CAN. Le jeune homme de Saint-Denis a vécu une soirée incroyable, pleine d'émotions.

Durant le match contre le Sénégal, qu'il décrit comme « très stressant », il a dû « avaler deux Doliprane ». Cependant, au coup de sifflet final, les larmes de bonheur ont coulé. « C’est la première fois que je pleure ! », confie-t-il avec un sourire. Avec lui, des milliers de supporters des Lions de l'Atlas, majoritairement Franco-Marocains, se sont rassemblés sur cette célèbre avenue.

Des restrictions de rassemblement

Cependant, comme lors des quarts de finale, un arrêté de la préfecture de police de Paris interdit les regroupements de supporters pour ces demi-finales. Malgré cela, beaucoup ont bravé cette interdiction, souvent sans le savoir. Ils ont fait face à un important dispositif de sécurité, comprenant des gendarmes mobiles et des motards de la Brav-M.

« C’est fermé, demi-tour ! », ordonne un policier près de l'Arc de Triomphe. Pour disperser la foule, les forces de l'ordre ont utilisé des gaz lacrymogènes et des matraques, provoquant quelques mouvements de foule. « Ils veulent me faire courir en talons, wesh ! », s’énerve une jeune femme, mais malgré les tensions, les débordements majeurs ont été évités.

Des émotions intenses parmi les supporters

À 2h15, l'avenue redevenait calme, mais la place de l'Étoile était encore confrontée à de gros embouteillages. Les premiers klaxons ont résonné pendant que les piétons chantaient des slogans comme « Dima Maghreb » et « Allez le Maroc ! ». Les supportrices ont également lancé des youyous pour célébrer.

Walid, 26 ans, exprime sa joie : « J’étais à la limite de la crise cardiaque pendant les tirs au but, mais notre gardien Bounou nous a encore sauvés. » Marwan, étudiant de 20 ans, partage son enthousiasme, affirmant que le Maroc a prouvé qu'il est une grande nation du football.

La finale tant attendue

La finale contre le Sénégal fait l'unanimité parmi les supporters. « Les Lions de l'Atlas contre les Lions de la Teranga, ça va être la savane sur le terrain », pronostique un jeune homme vêtu du maillot de Brahim Diaz. Les supporters des deux pays fraternise déjà sur les Champs-Élysées, unissant leurs voix.

Oumy, 24 ans, coiffeuse Italo-Sénégalaise, déclare : « Le Maroc, c’est la famille. Dans tous les cas, c’est l’Afrique qui gagne. » Youssouf, Franco-Sénégalais, ajoute avec humour : « On est tous frères même si dimanche, les Marocains vont être nos ennemis. »

Un rêve de victoire

Amine, un Parisien, rêve de victoire. « Cette CAN, on n’est pas loin de la gagner, la dernière victoire remonte à 1976 », rappelle-t-il, vêtu du maillot d'Achraf Hakimi. Dans la foule, des supporters algériens continuent de scander des slogans, montrant leur passion pour le football.

Ines, Malak et Sanaa, trois étudiantes marocaines, expriment leur frustration d'être loin de leur pays. « Ce week-end, on rentre au Maroc pour la finale. On va trouver des places, peu importe le prix », s'engage Ines, convaincue de l'importance de cet événement.

Conclusion

Cette soirée sur les Champs-Élysées a été marquée par des émotions intenses et un fort sentiment d'unité. Les supporters, malgré les restrictions, ont célébré leur passion pour le football et leur culture. La finale promet d'être un moment mémorable, unissant tous les amoureux du sport.

Publié le : 15 janvier 2026
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