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Un suspect du meurtre d’un élu du Minnesota plaide coupable

Un suspect du meurtre d’un élu du Minnesota menotté, escorté par des policiers dans un tribunal

Un accord de plaidoyer annoncé par le ministère de la Justice

Le ministère de la Justice a annoncé, le 10 juin 2026, avoir conclu un accord de plaidoyer avec Vance Boelter, l’homme accusé d’avoir assassiné une élue du Minnesota et son mari l’année dernière dans une attaque à motivation politique. Les procureurs ont demandé à un juge une audience pour qu’il puisse changer sa déclaration de non‑culpabilité, et ils ont indiqué qu’ils ne demanderaient pas la peine de mort. Le dossier public ne précise pas les termes de l’accord; l’audience de modification de la plaidoirie a été fixée au jeudi matin par le juge John R. Tunheim.

Les accusations et le récit des attaques contre des élus

M. Boelter est inculpé au niveau fédéral et au niveau de l’État pour les meurtres de la représentante d’État Melissa Hortman, démocrate, et de son mari, Mark Hortman. Ils auraient été abattus lors d’une nuit de juin où l’accusé se serait rendu aux domiciles de plusieurs élus déguisé en policier. Le sénateur d’État John A. Hoffman et son épouse Yvette ont été blessés lors de la même série d’attaques, qui ont déclenché une longue chasse à l’homme et ravivé les craintes d’une montée de la violence politique.

Le véhicule de M. Boelter, un VUS noir aménagé pour ressembler à une voiture de police, contenait des documents avec les noms de dizaines de responsables politiques, selon les procureurs. Melissa Hortman, ancienne présidente de la Chambre des représentants du Minnesota, était avocate et députée depuis près de vingt ans; elle avait joué un rôle central dans l’adoption en 2023 de lois élargissant l’accès à l’avortement, légalisant le cannabis récréatif et imposant un congé familial et médical payé. Mark Hortman travaillait dans une entreprise de fabrication électrique et était décrit par ses proches comme un conjoint engagé et plein d’humour.

Pourquoi les procureurs ont écarté la peine capitale

Les procureurs expliquent qu’ils ont renoncé à la peine capitale après avoir estimé que les chefs d’accusation pour harcèlement, sur lesquels ils s’appuyaient pour qualifier le crime de fédéralement éligible à la peine de mort, ne remplissaient probablement pas ce critère. Il existe un doute sérieux quant au fait que le stalking puisse être considéré comme un crime violent au regard de la jurisprudence fédérale. « Les procureurs ont travaillé dur sur cette affaire pour s’assurer qu’il soit tenu responsable dans la mesure du possible », a déclaré Emily Covington, porte‑parole du ministère de la Justice.

Le Minnesota n’applique pas la peine de mort pour les crimes de l’État, mais les autorités fédérales avaient initialement laissé ouverte la possibilité d’une sanction capitale. Un porte‑parole du bureau du procureur du comté de Hennepin a précisé que l’accord fédéral n’affecterait pas les poursuites engagées au niveau de l’État, lesquelles se poursuivent indépendamment du dossier fédéral. Les avocats de M. Boelter et le ministère de la Justice n’ont pas immédiatement répondu aux demandes de commentaires supplémentaires.

Éléments matériels, suite du dossier et portée nationale

Le dépôt public du ministère ne dit pas quelles peines sont prévues par l’accord; la suite du dossier dépendra de l’audience prévue jeudi. Le cas reste au centre d’un débat plus large sur la sécurité des élus et l’escalade de la violence politique aux États‑Unis.

Publié le : 11 juin 2026
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