
Le conflit a éclaté lorsque LFI a annoncé avoir saisi la justice, accusant la Grande Synagogue de Lille d'avoir organisé une « réunion politique d'extrême droite ». Cette accusation a été rapidement démentie par l’organisateur de l'événement, Guy Bensoussan. Le 28 janvier, l'essayiste Éric Naulleau y a présenté son livre « La République, c'est lui ! ».
Ce livre, qui critique Jean-Luc Mélenchon, a attiré des personnalités politiques, dont Matthieu Valet, candidat du Rassemblement national. Les députés du Nord, Ugo Bernalicis, David Guiraud et Aurélien Le Coq, ont exprimé leur indignation dans un communiqué. Ils ont saisi le procureur de la République de Lille, invoquant l'article 35-1 de la loi sur la laïcité de 1905.
Guy Bensoussan, président de la Communauté juive de Lille, a fermement démenti les accusations. Il a précisé que Naulleau n'avait pas abordé les élections municipales, mais uniquement son livre. Selon lui, la Grande Synagogue de Lille est un lieu culturel, accueillant régulièrement des conférences.
Matthieu Valet a également défendu sa présence, qualifiant les accusations de LFI de « lunaires ». Il a affirmé qu'il n'y avait eu aucune prise de parole politique lors de l'événement. Éric Naulleau a également réagi sur X, déclarant qu'il ne s'agissait pas d'une réunion politique.
Bensoussan a exprimé son regret concernant la communication de Valet sur sa présence. Il a affirmé qu'il n'aurait pas autorisé l'entrée de Valet s'il avait su à l'avance. Il a souligné sa règle de refuser la participation de partis considérés comme extrémistes, qu'il s'agisse du RN ou de LFI.
Ce débat soulève des questions sur la laïcité et l'utilisation des lieux de culte pour des événements politiques. Les tensions entre différentes factions politiques se manifestent à travers cette controverse, mettant en lumière les défis de la coexistence dans un espace public.
La situation à la Grande Synagogue de Lille illustre les tensions entre la laïcité et l'engagement politique. Les accusations de LFI et les démentis de l'organisateur montrent à quel point les perceptions peuvent diverger. Ce cas soulève des interrogations sur le rôle des lieux de culte dans le paysage politique contemporain.