
Les forces américaines ont récemment saisies un sixième pétrolier lié au Venezuela dans la mer des Caraïbes. Cette opération s'inscrit dans le cadre des efforts continus des États-Unis pour contrôler les exportations de pétrole vénézuélien. Les autorités affirment que le navire, nommé Veronica, a été abordé lors d'une opération matinale sans incident.
Selon le Commandement Sud des États-Unis, "le seul pétrole quittant le Venezuela sera celui qui est coordonné correctement et légalement". Cette saisie fait suite aux frappes militaires américaines sur le Venezuela, où le président Donald Trump a déclaré son intention d'exploiter les vastes réserves pétrolières du pays.
Le pétrolier Veronica, battant pavillon guyanais, avait quitté les eaux vénézuéliennes début janvier. D'après le service de suivi TankerTrackers.com, ce navire était auparavant enregistré en Russie sous d'autres noms. Ce contexte souligne la détermination des États-Unis à appliquer des sanctions strictes.
Le secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a indiqué que la saisie du pétrolier avait été réalisée en étroite coordination avec les militaires et les départements d'État et de la justice. Elle a loué le travail de la Garde côtière, qui a assuré une opération parfaitement exécutée, conforme au droit international.
Cette initiative s'inscrit dans une stratégie plus large visant à lutter contre la flotte obscure, qui compte plus de 1 000 navires transportant du pétrole sanctionné. Les États-Unis collaborent avec le gouvernement intérimaire du Venezuela pour contrôler les ventes de pétrole du pays.
La saisie du Veronica intervient alors qu'un fonctionnaire américain a annoncé que les États-Unis avaient achevé leur première vente de pétrole vénézuélien, évaluée à 500 millions de dollars. Les exportations de pétrole vénézuélien ont été considérablement réduites, seuls les navires associés à Chevron continuant d'opérer normalement.
Selon Matt Smith, responsable de l'analyse aux États-Unis chez Kpler, les chargements ont chuté d'environ la moitié ce mois-ci, atteignant environ 400 000 barils par jour. Le Veronica, un pétrolier relativement petit, faisait partie des navires tentant de briser le blocus.
La saisie du pétrolier a eu lieu quelques heures avant une rencontre entre Trump et la leader de l'opposition vénézuélienne, Maria Corina Machado. Bien que Trump ait qualifié Machado de "combattante de la liberté", il a rejeté l'idée de la nommer à la tête du Venezuela après le départ de Maduro.
Trump soutient plutôt Delcy Rodríguez, l'ancienne vice-présidente de Maduro, qu'il considère comme une alliée. Machado espère convaincre Trump que son soutien à Rodríguez est une erreur et que son coalition devrait diriger la transition.
La situation au Venezuela reste complexe, avec des implications géopolitiques majeures. Les efforts des États-Unis pour contrôler les exportations de pétrole s'intensifient, tandis que les discussions politiques se poursuivent entre les leaders américains et vénézuéliens. L'avenir de la coopération entre les deux pays dépendra de l'évolution de ces relations.