
Le président américain Donald Trump a récemment menacé d'imposer des tarifs douaniers de 50 % sur les avions canadiens. Cette décision serait une réponse à la refus du Canada de certifier des avions fabriqués par la société américaine Gulfstream. Dans un post sur les réseaux sociaux, Trump a également déclaré qu'il décertifiait tous les avions fabriqués au Canada, bien que la Maison Blanche ait par la suite tempéré cette affirmation.
En parallèle, Trump a promis de nouveaux tarifs sur les pays qui vendent du pétrole à Cuba. Cette mesure s'inscrit dans une volonté de pression accrue sur le régime communiste de l'île. Les détails concernant les tarifs proposés n'ont pas encore été précisés, mais un décret exécutif a été émis pour les formaliser.
Trump a affirmé que tous les avions canadiens, y compris ceux de Bombardier, seraient décertifiés. Bombardier a réagi en déclarant qu'ils étaient en contact avec le gouvernement canadien pour discuter de la situation. Toutefois, un officiel de la Maison Blanche a précisé que Trump ne suggérait pas de décertifier les avions canadiens déjà en service.
Cette escalade des tensions survient à un moment critique, alors que le Premier ministre canadien, Mark Carney, avait récemment critiqué Trump lors d'un discours au Forum économique mondial de Davos. Les relations entre les deux pays sont donc particulièrement tendues, avec des menaces de rétorsion commerciale en jeu.
Trump intensifie également sa campagne contre Cuba, menaçant les pays qui fournissent du pétrole à l'île. Il a déclaré que Cuba "tombera bientôt", en raison de l'arrêt des livraisons de pétrole par le Venezuela, un ancien allié. Avant cette situation, le Venezuela expédiait environ 35 000 barils de pétrole par jour à Cuba.
Dans un décret exécutif, Trump a qualifié les actions du gouvernement cubain de "menace inhabituelle et extraordinaire". Il a également accusé Cuba d'héberger des adversaires dangereux des États-Unis, ce qui pourrait justifier l'imposition de nouveaux tarifs.
Le ministre des Affaires étrangères cubain, Bruno Rodriguez, a affirmé que Cuba avait "le droit absolu d'importer du carburant" sans subir d'ingérence des États-Unis. Cette déclaration souligne la détermination de Cuba face aux pressions américaines. Les crises de carburant et d'électricité à Cuba se sont aggravées, exacerbées par les actions de l'administration Trump.
Les menaces de Trump pourraient avoir des conséquences graves sur l'économie cubaine, déjà fragile. Les Cubains luttent pour maintenir un approvisionnement électrique fiable, et la situation pourrait encore se détériorer avec l'augmentation des tensions commerciales.
Les récentes menaces de Trump vis-à-vis du Canada et de Cuba illustrent une escalade des tensions commerciales et diplomatiques. Alors que les États-Unis cherchent à renforcer leur position, les réactions des pays concernés pourraient influencer l'évolution de ces conflits. La situation reste à suivre de près, car elle pourrait avoir des répercussions sur les relations internationales.