
À Revel et à Lempaut, on n’entend pas le choc d’une clé de douze mais le cliquetis précis des lignes de code. Maxence Combes, 48 ans, est ingénieur électronicien ; il a troqué les boîtiers qui augmentent la puissance pour un objectif plus prosaïque et urgent : faire consommer moins. Il y a huit ans, il a pris ce virage vers la sobriété et n’en est jamais revenu.
Maxence a passé presque une décennie à scruter des bases de données issues de milliers de véhicules pour entraîner son algorithme. "Nous avons testé le système sur tout ce qui roule : des tracteurs, des Twingo et même des véhicules atypiques", raconte‑t‑il. Il a même passé deux jours dans une concession toulousaine à disséquer les paramètres d’une Maserati pour peaufiner ses réglages.
Le logiciel, baptisé "Eco‑carburant", est breveté. Contrairement à la reprogrammation classique qui cherche à gratter des chevaux, son programme optimise exclusivement la consommation sans toucher à la puissance d’origine. Obtenir la protection légale n’a pas été un simple coup de tampon : Maxence parle d’un vrai parcours du combattant administratif pour arriver à ce brevet.
L’intervention se déroule comme une opération ciblée. Sur les voitures récentes, il travaille via la prise diagnostic; sur les modèles anciens, il intervient "fil par fil" sur les calculateurs. Après un essai routier pour collecter des données en conditions réelles, il ajuste les paramètres et recalcule les trajectoires moteur. Le résultat, dit‑il, est tangible et rapide.
"Un client a constaté qu’avec un plein de 50 euros, il parcourait entre 100 et 160 km supplémentaires", affirme Maxence. En moyenne, l’économie observée se situe entre 0,8 et 1 litre aux 100 km. Face à la volatilité du marché pétrolier et à la hausse des prix, la demande explose, aussi bien chez les particuliers que chez les professionnels : taxis, ambulances, transporteurs et agriculteurs se tournent vers cette solution.
"Dès qu’il y a un calculateur, nous pouvons intervenir", résume Maxence. Jet‑skis, Harley‑Davidson, engins forestiers, engins maritimes : si le matériel embarque de l’électronique de gestion moteur, l’algorithme peut s’adapter. L’innovation est pensée pour rester indétectable lors des contrôles techniques ou des passages en concession.
Pourtant, l’outil n’est pas une baguette magique. L’informatique optimise, mais ne corrige pas les mauvaises habitudes. "Si vous montez constamment dans les tours, la consommation ne baissera pas", avertit Maxence.
Une cliente illustre le propos : après la reprogrammation et un ajustement de conduite, elle a réduit sa consommation de moitié. Parfois, sauver son portefeuille demande de changer à la fois le logiciel du moteur et celui qui est dans la tête.
| Critère | Reprogrammation classique | Eco-carburant (logiciel breveté) |
|---|---|---|
| Objectif | Augmentation de la puissance (gain de chevaux) | Optimisation de la consommation sans toucher à la puissance d'origine |
| Méthode | Boîtiers additionnels ou reprogrammation orientée performance | Algorithme breveté analysant et ajustant les paramètres de consommation (prise diagnostic ou intervention "fil par fil") |
| Résultats observés | Non précisé dans l'article | Jusqu'à 100–160 km supplémentaires sur un plein (ex. plein de 50 €); économie moyenne ~0,8–1 L/100 km |
| Applicabilité | Principalement véhicules ciblés pour performance | Universelle : voitures, tracteurs, jet-skis, motos, engins forestiers, maritime — dès qu'il y a un calculateur |
| Détectabilité | Non précisé dans l'article | Reste indétectable lors des contrôles techniques ou passages en concession (selon l'article) |