
La question de l'augmentation des prix du gaz suscite de vives réactions, notamment de la part de la gauche. En effet, cette hausse est souvent vécue comme une contrainte plutôt qu'un choix. Les consommateurs se retrouvent dans une situation délicate face à cette réalité.
Le Sénat a récemment voté une mesure visant à réduire les factures d'électricité pour les ménages qui s'en servent pour se chauffer. Cette baisse est compensée par une augmentation des coûts pour ceux qui utilisent le gaz. Le gouvernement a accueilli cette proposition avec une certaine bienveillance dans le cadre de l'examen du budget pour 2026.
La droite sénatoriale, majoritaire dans cette chambre, a souhaité envoyer un message fort en faveur de l'électrification des usages. Le rapporteur général du budget, Jean-François Husson, a ainsi souligné que le prix du gaz est « très bas » et a proposé cette mesure pour accompagner la transition énergétique.
Ce dispositif, qui concerne les accises, c'est-à-dire les taxes sur l'énergie, pourrait permettre une réduction des factures d'électricité de 11 à 45 euros par an, selon la consommation. En revanche, les ménages utilisant le gaz pourraient voir leur facture annuelle augmenter de 12 à 80 euros, soit de 1 à 7 euros par mois.
Selon la commission des Finances du Sénat, cette mesure aurait un impact neutre sur les finances publiques, ce qui soulève des questions sur sa viabilité à long terme.
Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a reconnu que la proposition des sénateurs avait « beaucoup de sens ». Il a exprimé une volonté de favoriser la consommation d'électricité, considérée comme décarbonée et souveraine, au détriment du gaz, jugé carboné et non souverain.
La gauche, pour sa part, a exprimé de vives inquiétudes. Le sénateur socialiste Thierry Cozic a déclaré que cette mesure « ne doit en aucun cas se faire au détriment de ceux qui se chauffent au gaz », soulignant que beaucoup le font par contrainte.
Ce vote n'est pas définitif et l'examen du projet de budget se poursuivra jusqu'à la mi-décembre. Les discussions autour de cette mesure continueront d'alimenter le débat public, avec des implications potentielles pour de nombreux ménages. Les enjeux économiques et sociaux restent donc au cœur des préoccupations.