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Téhéran assure Mojtaba Khamenei sain et sauf

Portrait de Mojtaba Khamenei en tenue sombre, avec drapeau iranien flou en arrière-plan

Escalade régionale : Téhéran revendique une attaque d'ampleur

Mercredi 11 mars, la guerre au Moyen‑Orient a pris une tournure plus large et plus dangereuse. Téhéran affirme avoir mené « la plus violente et la plus lourde attaque depuis le début de la guerre » contre des cibles américaines et israéliennes, et a annoncé des frappes qui ont touché, selon elle, le sud de Tel‑Aviv, l’ouest de Jérusalem et Haïfa, ainsi que des positions américaines au Kurdistan irakien, à Bahreïn et au Koweït.

Dans le même temps, la République islamique a assuré que Mojtaba Khamenei, désigné récemment guide suprême, est « sain et sauf » — alors que des informations font état d’une blessure subie lors du raid qui a tué son père, Ali Khamenei, le 28 février. L'attaque iranienne a visé le sud de Tel‑Aviv, l'ouest de Jérusalem et Haïfa. En temps de paix, un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié transite par le détroit d'Ormuz.

Réponses israéliennes et exode massif vers le Liban

La riposte n’a pas tardé. Israël a annoncé de nouvelles frappes en Iran et a visé, tôt mercredi, la banlieue sud de Beyrouth en affirmant frapper des « infrastructures du Hezbollah » ; des colonnes de fumée ont été filmées par des médias et l’agence officielle libanaise a décrit un « raid violent ». Le conflit provoque déjà des déplacements massifs : quelque 760 000 personnes ont fui au Liban depuis le début de l’offensive israélienne.

Multiples fronts et avertissements internationaux

Sur d’autres fronts, l’Arabie saoudite dit avoir neutralisé deux drones dirigés vers le champ pétrolier de Shaybah et intercepté sept missiles balistiques, dont six visant la base Prince Sultan — qui accueille des militaires américains. Washington a mis en garde l’Iran par la voix de Donald Trump, dénonçant un risque de « conséquences militaires (…) sans précédent » si des mines étaient déposées dans le détroit d'Ormuz ; peu après, l’armée américaine a annoncé la destruction de 16 bateaux poseurs de mines « près du détroit ».

Pressions économiques et coordination politique

La grogne économique et diplomatique monte aussi. Selon le Wall Street Journal, l’Agence internationale de l’énergie prépare un déblocage de réserves pétrolières d’une ampleur inédite pour faire baisser les prix — une opération qui dépasserait les 182 millions de barils libérés par l’AIE en 2022.

Pour coordonner une réponse, Emmanuel Macron convoque une visioconférence des chefs d’État du G7 mercredi à 15 heures sur « les conséquences économiques » et la sécurité énergétique. À Paris, Sébastien Lecornu réunit les partis à Matignon pour faire le point sur la menace et la posture française.

Vies quotidiennes bouleversées : évacuation de l'équipe féminine iranienne

Pendant que les capitales s’activent, des vies ordinaires se retrouvent prises dans la tourmente. En Australie, l’équipe féminine de football d’Iran, qui avait refusé de chanter l’hymne national lors d’un match à Sydney, a dû être évacuée d’une résidence sécurisée après qu’une coéquipière a révélé leur localisation à l’ambassade iranienne. Ces joueuses, accusées de « trahison » dans leur pays, sont désormais loin des stades — mais au cœur d’une crise qui déborde largement des champs de bataille.

Publié le : 11 mars 2026
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