La vente de Telefónica en Argentine traverse des complications majeures. Cette fois, l'intervention de Carlos Slim, l'un des hommes les plus riches du monde, a créé des tensions. Le magnat mexicain, propriétaire de la télécommunication Claro, a demandé au gouvernement de Javier Milei de stopper l'opération de vente de Telefónica Móviles à Telecom.
Claro soutient qu'il existe plusieurs infractions dans le processus de vente. Une lettre datée du 21 mars, à laquelle le journal La Nación a eu accès, met en lumière ces préoccupations. Les Mexicains affirment qu'il y a eu une "transfert des autorisations précaires" sans l'accord préalable de l'Ente Nacional de Comunicaciones (Enacom).
Claro remet également en question le transfert du spectre radioélectrique à Telecom par Telefónica. De plus, la vente d'actions entre les deux entreprises aurait été réalisée sans l'autorisation requise par l'Enacom. Ces actions, selon Claro, constituent une grave violation des normes en vigueur.
Telefónica a déclaré qu'une fois la vente finalisée, elle ne serait plus impliquée dans le marché argentin. Cependant, la situation se révèle bien plus complexe que prévu. Juan Pablo Tognetti, représentant de Claro, a souligné des violations graves dans le cadre de cette transaction.
Claro a demandé à l'Enacom d'intervenir de manière urgente. Ils exigent que Telecom et Telefónica Móviles annulent la transaction dans un délai de 10 jours. Ce développement s'inscrit dans le cadre d'une retraite de Telefónica de presque tout le marché latino-américain, compliquée par l'opposition du gouvernement de Milei.
Le gouvernement, en conflit avec le groupe Clarín, s'oppose à cette vente, arguant qu'elle pourrait créer un monopole. Annoncée en février, la vente de Telefónica Móviles a été conclue pour 1,25 milliard de dollars.
Pedro López Matheu, directeur des Communications Externes chez Telecom, a défendu l'opération, la qualifiant d'impeccable. Il a déclaré que l'acquisition avait été réalisée dans un processus difficile et compétitif, où Telecom a remporté la mise face à des entreprises puissantes comme DirecTV et LibertyGlobal.
Lors d'une interview récente, lorsqu'on lui a demandé son avis sur les réclamations de Claro, López Matheu a répondu de manière laconique: "Sans commentaires". Cela souligne la tension croissante autour de cette transaction.
La vente de Telefónica en Argentine est devenue un sujet de controverse majeur. Les allégations d'infractions et les demandes d'annulation de Claro compliquent davantage la situation. Avec les tensions entre les différentes parties, l'avenir de cette opération reste incertain.