
L’Agence de biomédecine souligne la persistance d’« idées reçues » concernant le don d’organes, particulièrement en lien avec les croyances religieuses. Ces misconceptions peuvent freiner les dons, alors que la réalité est bien différente. La mère d’un enfant décédé en 2017 témoigne de cette situation.
Ghania Saghir évoque son fils Yanis, un enfant joyeux dont le sourire illuminait son entourage. Yanis est décédé à 13 ans à la suite d’un accident. Cependant, plusieurs de ses organes ont été prélevés pour « sauver d’autres enfants », ce qui apporte un peu de réconfort à sa mère. Elle souhaite partager ce message pour combattre les préjugés.
Malgré le soutien croissant pour le don d'organes, l’Agence de biomédecine note que de nombreuses idées reçues persistent. En effet, seule une personne sur deux est consciente que donner ses organes n'est pas en contradiction avec les rites funéraires. Cette méconnaissance peut avoir des conséquences dramatiques pour ceux qui attendent une greffe.
Un autre point de confusion concerne la perception du don d'organes dans l’Islam. Beaucoup de fidèles croient à tort que cela est « haram », c’est-à-dire interdit. Ce mythe empêche de nombreux musulmans de considérer le don comme une option viable, alors qu'il est en réalité permis.
Il est crucial de continuer à éduquer le public sur le don d’organes afin de dissiper ces idées reçues. Le témoignage de Ghania Saghir met en lumière l'importance de la sensibilisation, surtout dans les communautés religieuses. En partageant ces réalités, nous pouvons espérer sauver davantage de vies à l'avenir.