BUENODIA

Temps d’écran : 1 heure par jour max pour les moins de 5 ans

Enfant de moins de 5 ans regardant une tablette, avec une horloge indiquant 1 heure de temps d’écran par jour

Guidance écrans pour tout‑petits

Des limites claires pour les tout‑petits

Le gouvernement britannique donne des limites claires : pour les tout‑petits, les écrans ne doivent pas être une habitude sans garde‑fou. Sir Keir Starmer affirme que « être parent dans un monde numérique peut sembler implacable » et promet que l’État « ne laissera pas les parents affronter seuls ce combat ». La nouvelle guidance veut remettre de l’ordre dans le quotidien des familles.

Conseils précis selon l’âge

Concrètement, les conseils sont nets. Pour les moins de deux ans, les écrans sont à éviter, sauf pour des activités partagées qui favorisent l’interaction (visioconférences avec la famille, regarder des photos ensemble).

Pour les enfants de deux à cinq ans, la recommandation est de « limiter à une heure par jour ; moins est possible ». On demande aussi d’éviter les vidéos au rythme effréné de type réseaux sociaux et les jouets ou outils dotés d’IA pendant ces périodes.

Routines quotidiennes et besoins spécifiques

Les règles de vie quotidienne changent aussi : pas d’écrans lors des repas ni au coucher — privilégier la musique d’ambiance, les jeux de table, les histoires et le coloriage. Regarder un programme avec l’enfant et dialoguer sur ce qu’il voit est encouragé, car l’échange stimule le langage et le développement cognitif plus que l’écran solo.

La guidance rappelle enfin que les limites doivent être adaptées pour les enfants ayant des besoins éducatifs spécifiques (SEND) qui dépendent de technologies d’assistance.

Chiffres, preuves et réactions

Au Royaume‑Uni, environ 98 % des enfants regardent des écrans quotidiennement dès l’âge de deux ans. Le gouvernement vise 75 % d’enfants « prêts pour l’école » d’ici 2028.

La recommandation s’appuie sur une revue menée par un panel présidé par la comissaire aux enfants Dame Rachel de Souza et le professeur Russell Viner, spécialiste de la santé des adolescents. Leur constat : trop d’écran solo empiète sur le sommeil, l’activité physique, le jeu créatif et les échanges parents‑enfants — facteurs essentiels pour le langage et les compétences motrices. « Trop d’écran en solo peut évincer ce qui fait la plus grande différence — le sommeil, le jeu, l’activité physique et la conversation avec les parents et les soignants », résume Professeur Viner.

Des voix professionnelles saluent la démarche. Bridget Phillipson, secrétaire à l’Éducation, dit vouloir offrir « un soutien clair et fiable » aux familles. Dr Mike McKean, du Royal College of Paediatrics and Child Health, estime que cette guidance aide à protéger « des premières années courtes mais cruciales pour le développement ».

À l’inverse, l’association Kindred Squared alerte : de plus en plus d’enfants arrivent à l’école sans les bases attendues — plus de la moitié des enseignants interrogés pointent l’usage excessif des écrans comme un facteur, certains élèves tentant même de « taper » ou « pincer » des livres comme s’ils étaient des tablettes.

La ligne directrice est simple : réduire, partager et remplacer. Moins d’écran en solo, davantage d’activités communes et des moments sans écran pour toute la famille — voilà la recette pour que les enfants gagnent en langage, sommeil et préparation à l’école.

Publié le : 27 mars 2026
link