
L'édition 2026 des Grammys a été marquée par un fort engagement politique. Le chanteur portoricain Bad Bunny, lauréat du prix du meilleur album de l’année, a profité de sa victoire pour dénoncer les actions de l’ICE, l’agence d’immigration américaine. Ce moment a ouvert la voie à d'autres artistes pour exprimer leurs préoccupations sociales.
Billie Eilish, également présente, a pris la parole pour soutenir les migrants arrêtés par les agents fédéraux. Elle a déclaré : « Personne n’est illégal sur une terre volée », en référence à la colonisation de l’Amérique. Son discours a été bien accueilli, mais a également suscité des réactions mitigées.
Suite aux déclarations de Billie Eilish, des observateurs ont noté que sa maison se situe sur des terres appartenant à la tribu Tongva, peuple autochtone du Grand Bassin de Los Angeles. Un porte-parole de la tribu a confirmé que la propriété de la chanteuse est bien située sur leurs terres ancestrales.
Le porte-parole a déclaré : « Nous apprécions l’occasion qui nous est donnée d’apporter des éclaircissements concernant les récents propos de Billie Eilish. » Il a également mentionné que la star n’avait pas contacté directement la tribu à ce sujet. Cela soulève des questions sur la sensibilisation des artistes aux enjeux des terres autochtones.
Les déclarations de Billie Eilish ont mis en lumière l'importance de la reconnaissance des droits des peuples autochtones. La tribu Tongva a exprimé son souhait que, lors de futures discussions, leur nom soit mentionné pour que le public prenne conscience que le bassin du Grand Los Angeles demeure le territoire des Gabrieleno Tongva.
Le porte-parole a ajouté : « Nous espérons que ces conversations continueront à sensibiliser le public sur notre histoire. » Ainsi, l'événement des Grammys a non seulement célébré la musique, mais a également ouvert un dialogue crucial sur les droits des autochtones.
Les Grammys 2026 ont été un moment fort de politisation dans l'industrie musicale. Les discours de Bad Bunny et de Billie Eilish ont mis en avant des questions sociales et les droits des peuples autochtones. Ce type d'engagement peut inciter d'autres artistes à s'exprimer et à prendre position sur des sujets importants. La reconnaissance des terres ancestrales reste un enjeu crucial dans la lutte pour la justice sociale.