
Le 26 mars 2026, un TGV reliant Marseille à Paris a transformé une soirée ordinaire en longue nuit pour quelque 250 passagers. Parti en fin d’après‑midi, le train devait arriver à Paris à 22h01 ; il n’a mis les pieds en capitale qu’à 7h31 le lendemain matin — un retard de 9 h 30 (570 minutes).
Au départ, le voyage a tourné au casse‑tête trente minutes après le départ, quand le convoi s’est immobilisé. « Au bout de 30 minutes après le départ, le train s’est arrêté. C’était le début de la galère », raconte Ophélie, une passagère. Les voyageurs ont attendu, puis le train a marqué un arrêt de plus d’une heure à Lyon. Selon elle, le changement de matériel s’est fait « dans le calme » et les passagers ont reçu bouteilles d’eau et plateaux‑repas.
Le dysfonctionnement initial a précisément déclenché la chaîne d’imprévus. La compagnie indique que le TGV, parti de Marseille (et non de Nice comme annoncé parfois), est tombé en panne dans le secteur de Cavaillon, entre Aix‑en‑Provence et Avignon ; il a fallu remplacer le matériel en début de soirée. Faute de pouvoir circuler sur la LGV à cause de travaux nocturnes incompressibles, le nouveau convoi a dû emprunter la ligne classique où la vitesse est limitée à 160 km/h — ce qui repoussait déjà l’arrivée vers 5h30 du matin.
Le pire est venu après. Sur la voie lente, un train de fret précédant le TGV a percuté un animal, provoquant deux heures de retard supplémentaires. En cascade, pannes, travaux et incident avec le fret ont grevé l’horaire initial jusqu’au matin suivant.
Le TGV 6168, parti de Marseille, est arrivé à Paris avec 9 h 30 de retard. La SNCF présente ses regrets et affirme que ses équipes sont restées « pleinement mobilisées » pour assurer la sécurité et l’assistance.
En réparation, les voyageurs se verront rembourser 150 % du prix du billet sous forme de bon d’achat. « Les voyageurs sont tous restés très calmes et patients », a résumé l’une des passagères.
Cet incident illustre combien une panne apparemment isolée peut dégénérer rapidement sur un réseau où se conjuguent contraintes de travaux nocturnes et trafic mixte (fret et voyageurs). Pour des centaines de personnes, une soirée a basculé en veille prolongée ; pour la SNCF, la facture prendra la forme de compensations et d’une enquête sur les enchaînements qui ont mené à ce retard spectaculaire.