
Malgré les annonces du gouvernement, les agriculteurs continuent leur mobilisation à Paris. La FNSEA a décidé de rester « pour la nuit » devant l’Assemblée nationale, après avoir passé la journée à réclamer un soutien accru pour le secteur. Damien Greffin, vice-président de la FNSEA, a déclaré que le syndicat souhaitait « remonter au créneau » sur la question de la trésorerie.
Les exploitants ont pris en compte que les manifestants du Nord et du Pas-de-Calais étaient partis dès 22h30 la veille. Ils ont jugé peu raisonnable de faire le chemin inverse sans avoir dormi. Ainsi, leur décision de rester témoigne de leur détermination à faire entendre leurs revendications.
Ce mardi soir, le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis un projet de « loi d’urgence », qui sera présenté en mars. Ce texte abordera plusieurs priorités, notamment l’eau, la prédation par le loup, et les moyens de production. Il sera examiné par le parlement avant l’été, soulignant l’urgence de la situation.
Dans une lettre aux agriculteurs, le Premier ministre a souligné que la souveraineté agricole ne doit pas être un simple slogan, mais une responsabilité nationale nécessitant des décisions concrètes. Cela montre l'importance de la situation pour le gouvernement et les agriculteurs.
Le Premier ministre a également annoncé qu’un plan pour l’agriculture de 300 millions d’euros sera déposé par voie d’amendement. Présenté par Annie Genevard, ce plan sera complété par un volet fiscal dès ce soir. Cela témoigne de l'engagement du gouvernement à soutenir le secteur agricole.
Le gouvernement propose un dispositif renforcé d’épargne de précaution pour mieux faire face aux chocs économiques. Ce dispositif inclut une possibilité de réintégration partiellement défiscalisée en cas de survenance d’un aléa économique. Cela vise à protéger les exploitants tout en favorisant la mécanisation collective.
Le Premier ministre a insisté sur le fait que ces mesures ne pourront entrer en vigueur qu’avec l’adoption du budget. Ce message s'adresse non seulement aux exploitants, mais aussi aux parlementaires, soulignant l'importance de leur soutien pour la mise en œuvre de ces initiatives.
La mobilisation des agriculteurs à Paris met en lumière les défis auxquels le secteur est confronté. Les promesses du gouvernement, notamment la loi d'urgence et le plan d'agriculture, visent à répondre à ces enjeux. Il est essentiel que ces engagements se traduisent par des actions concrètes pour assurer un avenir durable à l'agriculture en France.