
Ce jeudi matin, une centaine de tracteurs ont fait leur entrée dans Paris. La majorité d'entre eux se trouve aux portes de la capitale, notamment sur l’autoroute A13 entre Saint-Cloud et le boulevard périphérique. Malgré un arrêté interdisant le déplacement de convois de tracteurs, les agriculteurs ont agi comme prévu.
Le cortège, dirigé par le syndicat Coordination rurale, a pour but de défendre plusieurs revendications. Ils ont bloqué plusieurs points stratégiques de la capitale. Une partie du convoi s'est installée sur l’autoroute A13, perturbant le trafic. La Direction des routes d’Île-de-France a averti que l’autoroute est fermée dans le sens Province vers Paris.
La Direction des routes d’Île-de-France a conseillé aux automobilistes d'éviter l’autoroute A13 en direction de Paris, surtout depuis Rocquencourt. La sortie 4 vers Saint-Cloud et Ville-d’Avray est désormais obligatoire. Cette situation a engendré des désagréments pour de nombreux conducteurs.
De plus, certains tracteurs ont pris position sous l’Arc de Triomphe, au cœur de Paris. Le ministère de l’Intérieur a confirmé à l’AFP qu’environ une centaine de tracteurs étaient présents dans la capitale et ses environs. Selon des sources officielles, seulement une vingtaine de tracteurs se trouvent à Paris intra-muros.
Un appel à manifester devant l’Assemblée nationale a été lancé par la Coordination rurale à 10 heures. Le syndicat souhaite exprimer son mécontentement, notamment contre l’accord de libre-échange entre l’UE et les pays du Mercosur. Cette situation a suscité des inquiétudes au sein de la communauté agricole.
Les agriculteurs protestent également contre la gestion par l’État de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine (DNC). Cette épidémie a provoqué une forte colère dans le Sud-Ouest, qui est un bastion historique de la Coordination rurale. Les agriculteurs espèrent que leur action attirera l’attention sur leurs préoccupations.
En résumé, la manifestation des agriculteurs à Paris met en lumière des enjeux cruciaux pour le secteur agricole. Les tracteurs, bien que bloquant le trafic, visent à faire entendre leurs revendications. La situation reste tendue, et les autorités surveillent de près l’évolution des événements.