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L'homme en deuil de 170 proches perdus lors du tremblement de terre en Birmanie

Publié le : 2 avril 2025

Un homme en deuil pour 170 proches perdus lors du tremblement de terre en Birmanie

Le tremblement de terre en Birmanie a laissé des cicatrices profondes dans le cœur de nombreux survivants. Soe Nay Oo, ancien imam, a perdu près de 170 proches, amis et membres de sa communauté. Ce drame s'est produit alors qu'il était en Thaïlande, fuyant la répression après le coup d'État de 2021. Le choc et la douleur sont palpables dans ses paroles.

Les événements tragiques du tremblement de terre

Le vendredi dernier, alors que l'appel à la prière retentissait à Sagaing, des centaines de musulmans se sont précipités vers les mosquées. Ils souhaitaient accomplir leurs dernières prières de Ramadan. À 12h51, un tremblement de terre dévastateur a frappé, détruisant trois mosquées, dont la plus grande, Myoma.

Des centaines de kilomètres plus loin, Soe Nay Oo a ressenti la secousse. Il a appris que de nombreux membres de sa communauté avaient perdu la vie dans cette tragédie. Des témoignages évoquent des victimes tentant d'échapper à l'effondrement, mais malheureusement, beaucoup n'ont pas survécu.

Les conséquences sur la communauté musulmane

La communauté musulmane de Sagaing a été particulièrement touchée. Selon les autorités, environ 500 musulmans ont perdu la vie alors qu'ils priaient. Les routes menant aux mosquées, notamment Myoma Street, ont été gravement endommagées. De nombreuses familles se retrouvent sans abri, cherchant refuge dans des conditions précaires.

Les survivants, comme Soe Nay Oo, ressentent une profonde douleur. Des corps continuent d'être extraits des décombres, et la situation devient critique. Les ressources alimentaires se font rares, ajoutant à la détresse des personnes touchées.

Les défis de l'enterrement et de la récupération

La récupération des corps est compliquée par des conflits en cours entre l'armée et les groupes de résistance. Le cimetière musulman de Sagaing est inaccessible, forçant la communauté à transporter les corps à Mandalay pour les enterrements. Cela crée une situation désespérée pour les familles qui ne peuvent pas respecter les traditions funéraires.

Soe Nay Oo exprime son chagrin : « Il est dévastateur de ne pas pouvoir enterrer nos proches selon nos rites. » Cette impossibilité de rendre hommage à leurs défunts pèse lourdement sur les survivants.

Les récits de perte et de résilience

Parmi les victimes, Soe Nay Oo a perdu des proches, dont un cousin de sa femme, qu'il décrit comme une personne aimante. « La perte est insupportable, » confie-t-il. Son chagrin est partagé par de nombreux membres de sa communauté, qui pleurent leurs amis et leurs voisins.

La douleur est exacerbée par la distance. En tant qu'exilé, Soe Nay Oo ressent une culpabilité profonde. « Si j'avais été là, j'aurais pu aider, » dit-il, les larmes aux yeux. Sa détermination à aider les autres reste forte, même dans l'adversité.

Conclusion : Un appel à l'aide et à la solidarité

La tragédie en Birmanie a révélé la force et la résilience d'une communauté face à l'adversité. Soe Nay Oo, malgré son chagrin, continue de coordonner les efforts de secours. « Chaque aide compte, » dit-il, exprimant son espoir pour un avenir meilleur. La solidarité est essentielle pour surmonter cette épreuve.

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