
Lors d'une récente rencontre, Donald Trump et Xi Jinping ont trouvé une trêve temporaire alors que la Chine adopte une approche à long terme. Trump a qualifié la réunion de "grand succès", tandis que la réaction de Pékin était plus réservée. Ce contraste met en lumière les tensions persistantes entre les deux plus grandes économies du monde.
Trump espère un accord rapide, tandis que la Chine semble privilégier des discussions prolongées. L'optimisme de Trump se heurte à une déclaration chinoise qui encourage les équipes des deux côtés à "faire un suivi dès que possible". Ce désaccord sur les objectifs souligne la complexité des négociations en cours.
Bien qu'aucun accord définitif n'ait été atteint, l'engagement à abaisser les tarifs et à suspendre les contrôles sur les exportations de terres rares représente un progrès. Cependant, cela ne résout pas les différences fondamentales qui caractérisent leur relation compétitive.
La Chine a adopté une approche calculée, utilisant son poids économique pour résister à la pression américaine. Contrairement à Trump, Xi n'est pas soumis aux élections et peut se concentrer sur des objectifs à long terme. Sa priorité est de maintenir la croissance économique et de préserver la stabilité du Parti communiste chinois.
Face aux défis économiques actuels, la Chine a montré sa volonté d'absorber les conséquences des tarifs imposés par Trump. Le message de Pékin est clair : "La lutte est essentielle, mais il ne faut pas céder". Cette tactique de dé-escalade pourrait surprendre les observateurs.
La limitation des exportations de terres rares vers les États-Unis a été une manœuvre stratégique de la Chine. Elle contrôle environ 90% de la chaîne d'approvisionnement de ces métaux essentiels, utilisés dans des technologies avancées. Cette position donne à Xi un levier important lors des négociations avec Trump.
En parallèle, la décision de Pékin de cesser d'acheter des soja américain a eu un impact direct sur les agriculteurs, notamment ceux des États républicains. Toutefois, des rapports récents indiquent que la Chine a recommencé à acheter du soja, ce qui pourrait signaler une volonté de compromis.
Trump a constaté que la Chine est devenue plus forte depuis son premier mandat. Elle a diversifié ses partenaires commerciaux, réduisant sa dépendance vis-à-vis des États-Unis. En effet, la part des exportations chinoises vers les États-Unis a chuté à 11% cette année.
Lors de leur rencontre, Xi a affiché une position de force, soulignant l'importance de maintenir une relation stable. Les entreprises et les marchés apprécieront cette calme, mais des incertitudes demeurent quant à l'avenir de cette dynamique.
Bien que Trump aspire à un meilleur accord avec la Chine, la réalité est que Pékin a démontré sa résilience. Les différences fondamentales entre les deux nations sont susceptibles de perdurer, même si un accord est signé. La rivalité entre les États-Unis et la Chine continuera d'évoluer, façonnant l'avenir économique mondial.