
Le 13 mai 2026, le président Trump arrive à Pékin avec une délégation inhabituelle: des milliardaires de la tech comme Elon Musk et Jensen Huang figurent parmi les invités. Objectif clair et ambitieux: convaincre Xi Jinping d'aider à désamorcer la guerre en Iran et à débloquer les marchés de l'énergie durement touchés par les sanctions américaines.
Le président Trump est à Pékin pour un sommet avec Xi Jinping centré sur la guerre en Iran et les marchés de l'énergie. Sur deux jours, les conversations porteront autant sur pétrole et tankers que sur diplomatie de crise. L'administration américaine a imposé un blocus sur les cargaisons iraniennes à destination de la Chine; Washington espère que Pékin exercera une pression suffisante pour pousser Téhéran à la table des négociations.
La question du détroit d'Hormuz pèse sur tout le sommet. Téhéran affirme que le contrôle du détroit sera, à long terme, plus rentable que l'exportation simple de pétrole, une posture qui fait planer la menace d'une perturbation majeure des flux mondiaux d'énergie. Environ 20 % du pétrole mondial transite par le détroit d'Hormuz. De fait, l'Europe et l'Asie dépendent des capacités d'exportation des voisins de l'Iran — Arabie saoudite, Koweït, Irak — pour compenser toute perte d'approvisionnement.
Les signes de tension se multiplient dans la région. Israël a affirmé que Benjamin Netanyahu avait secrètement rendu visite aux Émirats arabes unis et rencontré leur président; les Émirats ont ensuite nié la visite. Parallèlement, une supertanker de China Cosco Shipping a traversé le détroit sans s'acquitter des péages: la compagnie y voit un geste de bonne volonté de la part de l'Iran envers Pékin juste avant le sommet.
Les frappes contre des milices soutenues par l'Iran continuent aussi de s'intensifier: l'Arabie saoudite et le Koweït ont mené plusieurs attaques en Irak au cours du conflit. Ces opérations compliquent encore la tâche de dirigeants étrangers qui cherchent à recoudre un tissu géopolitique déjà déchiré.
Sur le plan militaire, la Maison-Blanche s'inquiète d'un appauvrissement des munitions. Le Pentagone pousse à l'achat de 10 000 missiles de croisière peu coûteux pour reconstituer ses reserves — une course de fonds autant que d'usine.
Pour Trump, tout se joue à Pékin: obtenir le soutien économique et politique de la Chine pourrait forcer un changement de calcul à Téhéran. Mais Xi, lui aussi, a ses priorités — stabilité régionale oui, perte d'accès aux hydrocarbures non.
Le sommet promet d'être un test de realpolitik où accords commerciaux, barrages maritimes et décisions militaires s'entremêleront. Si Pékin tranche en faveur de Washington, la carte du Moyen-Orient pourrait être redessinée; sinon, la région restera un foyer d'instabilité et d'incertitude pour les marchés énergétiques mondiaux.