
Lors d'une récente intervention, Donald Trump a affirmé être "le président le moins raciste que vous ayez eu depuis longtemps". Ces déclarations surviennent après une controverse liée à une vidéo publiée sur son compte personnel sur un réseau social. La vidéo, qui a suscité une forte indignation, montrait des images de Barack et Michelle Obama dans des contextes inappropriés.
Trump a défendu son action en affirmant qu'il n'avait pas visionné la vidéo dans son intégralité. Selon lui, il n'a regardé que le début, ignorant le contenu offensant qui suivait. Il a exprimé son étonnement face à la réaction politique que cela a provoquée, affirmant que "personne ne savait ce qu'il y avait à la fin".
La vidéo controversée est restée en ligne pendant environ douze heures avant d'être retirée. Elle a provoqué un tollé, même au sein du parti républicain, où les critiques à l'égard de Trump sont généralement rares. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a d'abord dénoncé une "fausse indignation" de la part des médias.
Face à la montée de l'indignation, un responsable de l'exécutif a déclaré qu'un employé de la Maison-Blanche avait publié ce contenu par erreur. Cependant, de nombreux critiques, y compris Kamala Harris, ont remis en question cette explication, suggérant que la Maison-Blanche avait initialement soutenu cette publication.
Cette affaire a des répercussions au sein du camp conservateur. Le sénateur Tim Scott a qualifié la vidéo de "chose la plus raciste" qu'il ait jamais vue sortir de la Maison-Blanche. D'autres, comme le sénateur Roger Wicker, ont également exprimé leur désaccord, la qualifiant de "totalement inacceptable".
Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a également dénoncé le comportement de Trump, le qualifiant d'"ignoble". Cette réaction montre que même au sein du parti républicain, la controverse a touché des cordes sensibles.
La vidéo controversée, qui prétendait montrer des preuves de manipulations électorales en 2020, a été publiée par un site d'extrême droite, Patriot News Outlet. Elle a été republiée par Trump à deux reprises, ce qui a amplifié la controverse. La Maison-Blanche a d'abord tenté de défendre ces publications, mais a finalement dû faire face aux critiques croissantes.
Karoline Leavitt a tenté de minimiser l'impact de la vidéo en la qualifiant d'extrait d'une animation pro-Trump. Cependant, le fait que la vidéo ne montre qu'un court extrait déformant les images des Obama a suscité de vives critiques.
Cette situation met en lumière les tensions politiques actuelles et les défis auxquels Trump fait face. Malgré ses affirmations de ne pas être raciste, les réactions à cette vidéo soulignent une perception publique différente. L'incident pourrait avoir des implications durables pour sa réputation et celle de son administration.