La FEMA, l'agence fédérale de gestion des urgences aux États-Unis, a récemment suspendu plusieurs employés qui ont critiqué les coupes budgétaires effectuées sous la présidence de Donald Trump. Cette décision survient après des préoccupations croissantes concernant la préparation aux catastrophes aux États-Unis, particulièrement à la suite des inondations meurtrières au Texas.
Les employés suspendus faisaient partie d'un groupe ayant signé une lettre ouverte dénonçant les actions des responsables de Trump. Ils ont mis en garde contre le risque d'une nouvelle catastrophe nationale, similaire à l'ouragan Katrina. Plus de 20 employés ont été placés en congé administratif, selon des sources proches de l'agence.
Un porte-parole de la FEMA a affirmé que l'agence devait se concentrer sur les survivants des catastrophes, plutôt que sur des systèmes défaillants. Il a également mentionné que ceux qui s'opposent aux réformes sont souvent ceux qui ont été témoins d'une inefficacité pendant des décennies.
Les récentes inondations au Texas ont ravivé les interrogations sur la préparation aux catastrophes aux États-Unis. Trump a entrepris de réformer l'agence peu après son retour au pouvoir, suggérant même de « peut-être se débarrasser de la FEMA ». Il a critiqué l'organisation pour son inefficacité et a proposé que les responsables au niveau des États soient mieux placés pour gérer les catastrophes naturelles.
Depuis le début de l'année, des centaines d'employés, représentant environ un tiers de la main-d'œuvre de la FEMA, ont quitté leurs postes pour diverses raisons. Cela soulève des questions sur l'impact des politiques de Trump sur la capacité de l'agence à répondre aux crises.
La lettre ouverte signée par 191 employés de la FEMA évoquait le 20ème anniversaire de l'ouragan Katrina, qui avait causé plus de 1 800 décès. Les signataires ont critiqué les coupes budgétaires et l'absence d'un directeur permanent pour l'agence. Ils ont également dénoncé la censure perçue de la science climatique.
Les demandes formulées dans la lettre visaient à protéger l'agence contre les interférences du Département de la sécurité intérieure et à mettre fin aux licenciements motivés par des raisons politiques. L'objectif était de prévenir non seulement une nouvelle catastrophe nationale, mais aussi la dissolution effective de la FEMA.
En réponse à la lettre, un fonctionnaire de la FEMA a défendu le travail de l'agence et les réformes sous Trump, affirmant qu'elle était déterminée à servir le peuple américain. Il a souligné que l'agence avait été « embourbée dans la paperasse » et d'autres inefficacités par le passé.
Les employés qui ont signé la lettre ont reçu des emails leur annonçant leur suspension, précisant qu'il ne s'agissait pas d'une action disciplinaire. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la gestion des urgences alors que la saison des ouragans dans l'Atlantique est en cours, avec des prévisions d'une activité accrue.
La suspension des employés de la FEMA témoigne d'une tension croissante au sein de l'agence, exacerbée par les politiques de Trump. Alors que les États-Unis font face à des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes, la capacité de la FEMA à répondre efficacement reste en question. Les développements futurs seront cruciaux pour la gestion des crises à venir.