Annulation des taxes pendant la visite d'État
En l'honneur de la visite d'État du roi Charles et de la reine Camilla, Donald Trump a annoncé qu'il retirait toutes les taxes et restrictions sur les importations de whisky. Le président a dit avoir "enlevé toutes les restrictions" pour permettre à l'Écosse et au Kentucky de reprendre librement leurs échanges de whisky et de bourbon, après quatre jours de visites à Washington, New York et en Virginie.
Ce geste touche tous les droits sur le whisky, y compris le whisky irlandais. Le président a expliqué que l'accord vise notamment à relancer une relation commerciale fondée sur l'usage des fûts : l'industrie écossaise importe chaque année pour environ £200 millions de fûts de bourbon usagés du Kentucky.
Pourquoi cette décision compte pour les exportations
Les droits de 10 % en place depuis l'administration précédente pesaient lourd sur les exportations écossaises vers les États‑Unis, leur principal marché. L'industrie était déjà en alerte : les tarifs sur les single malts, suspendus il y a quatre ans, menaçaient de revenir avec une surtaxe supplémentaire de 25 % prévue au printemps si un accord n'était pas trouvé.
L'impact financier est concret. L'industrie perdait environ 4 millions de livres par semaine en ventes perdues vers les États‑Unis — soit environ £150 millions sur l'année écoulée, selon la Scotch Whisky Association. En retirant les droits, la filière, qui représente près d'un milliard de livres d'exportations, retrouve un souffle crucial pour des milliers d'emplois.
Réactions du palais, des responsables et du secteur
Buckingham Palace a dit que le roi exprimait sa "sincère gratitude" et qu'il "portera un toast" à la démarche du président. Le premier ministre écossais John Swinney a qualifié l'annonce de "nouvelle formidable pour l'Écosse" et s'est dit reconnaissant du rôle joué par le souverain.
Du côté de l'industrie, Graeme Littlejohn, directeur de la stratégie à la Scotch Whisky Association, se dit "ravi" : c'est un "vrai coup de pouce" pour des distilleries sous pression. Le secrétaire britannique au commerce Peter Kyle a résumé l'enjeu : "C'est une excellente nouvelle pour notre industrie du scotch, qui pèse près d'un milliard de livres en exportations et soutient des milliers d'emplois au Royaume‑Uni."
Que cela résolve tous les problèmes reste à voir : les détails techniques sur la mise en œuvre et la durée de la levée des droits n'ont pas encore été précisés. Mais pour les exportateurs écossais et irlandais, l'annonce tombe comme une bouffée d'air après des mois de contraintes.
