
Nicolás Maduro a démenti les accusations de Donald Trump concernant un prétendu attaque contre une installation narco au large des côtes vénézuéliennes. Le président de facto a affirmé que les médias américains diffusent des nouvelles fausses sur le pays. Il a exhorté le public à briser le silence et la censure entourant la vérité sur le Venezuela.
Lors d'un discours devant un auditoire féminin dans une école chaviste à deux heures de Caracas, Maduro a déclaré : "Tout ce qu'ils disent est mensonge." Il a ainsi pris position contre les informations relayées par Trump, qui a annoncé un attaque sur une grande installation en territoire vénézuélien.
Donald Trump a révélé un incident la semaine dernière, confirmant que l'attaque avait eu lieu dans un port où des drogues sont chargées. Selon lui, il s'agissait d'une "grande explosion" qui a touché cette zone. Cependant, le chavisme a nié ces allégations.
Des sources anonymes ont rapporté à des médias comme The New York Times et CNN que la CIA aurait utilisé des drones pour détruire une installation liée au Tren de Aragua, une mafia transnationale en lien avec Caracas. Ces informations ont suscité de vives réactions.
Dans un ton léger, Maduro a encouragé les femmes présentes à participer au défi "Challenger 2026 Admirable Victory For Ever" sur les réseaux sociaux. Ce défi vise à lutter contre la désinformation qui entoure le Venezuela. "Pas de guerre folle !" a-t-il répété, suscitant l'enthousiasme parmi le groupe.
Ce démenti de Maduro contraste avec les déclarations de son allié, Gustavo Petro, le président colombien. Petro a affirmé sur ses réseaux sociaux que "Trump a bombardé une usine à Maracaibo", suggérant que des activités liées à la cocaïne s'y déroulaient.
Un incendie survenu dans une entreprise chimique à Maracaibo, juste avant la Nochebuena, a alarmé les habitants. Ce fait a provoqué de nombreuses conjectures, malgré le démenti de la direction de l'entreprise et le silence des autorités. Les rumeurs vont bon train, alimentées par la situation.
Petro a également accusé directement le groupe armé colombien, l'Armée de Libération Nationale (ELN), d'être responsable de la destruction causée par les drones. "C'est simplement l'ELN", a-t-il déclaré, ajoutant qu'ils permettent une invasion du Venezuela.
Les tensions entre le Venezuela et les États-Unis continuent de croître, avec des déclarations contradictoires de la part de Maduro et Trump. La situation reste complexe, et les allégations de bombardements et d'activités criminelles soulèvent de nombreuses questions. Le débat sur la vérité et la désinformation dans les médias persiste, reflétant des enjeux géopolitiques majeurs.