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Trump met en garde sur la guerre au Moyen-Orient

Donald Trump s’exprime devant des micros, drapeaux américains en arrière-plan, lors d’une conférence de presse.

Un fragile cessez‑le‑feu et les exigences de Téhéran

Un fragile cessez-le-feu tient entre les États‑Unis et l'Iran, mais tout peut basculer en quelques heures. Des pourparlers s'ouvrent ce week‑end à Islamabad pour transformer l'accord temporaire en pacte durable — si chacun tient ses promesses. Téhéran exige que le cessez‑le‑feu soit effectif « sur tous les fronts », notamment au Liban, et conditionne sa participation au respect par Washington de cet engagement, a averti Esmaeil Baqaei, porte‑parole de la diplomatie iranienne.

Négociations en suspens après les frappes et le rôle d'Islamabad

La tenue des négociations est en suspens après les frappes israéliennes mercredi au Liban, les plus meurtrières depuis le début du conflit fin février. Le président iranien Massoud Pezeshkian a qualifié ces attaques de telles qu'elles rendent « les négociations dénuées de sens » si elles se poursuivent. Islamabad tente d'apaiser les tensions en facilitant l'arrivée des délégations : le ministre des Affaires étrangères Ishaq Dar a demandé aux compagnies aériennes de laisser embarquer délégués et journalistes sans visa, et les autorités d’immigration pakistanaises doivent leur délivrer des permis sur place.

Un décès qui marque la dérive du conflit

Un décès marque la dérive du conflit : Kamel Kharrazi, ancien ministre des Affaires étrangères et chef du conseil stratégique des relations internationales d'Iran, est mort des suites de blessures subies lors d'un bombardement à Téhéran, a annoncé l'agence Tasnim le 10 avril 2026. Le chef du conseil stratégique iranien Kamel Kharrazi est mort des suites de ses blessures après un bombardement à Téhéran.

Violences, enjeux économiques et perspectives diplomatiques

Sur le terrain, Israël affirme avoir « porté un coup dur » au Hezbollah ; le chef d'état‑major Eyal Zamir a dit que des combattants avaient quitté la banlieue sud de Beyrouth. En réaction, le gouvernement libanais réclame un cessez‑le‑feu avant d'engager tout dialogue, tandis qu'Israël planifie des négociations séparées avec le Liban à Washington la semaine prochaine, centrées sur le désarmement du Hezbollah et l'établissement de relations de paix, selon Benyamin Netanyahou.

La dimension économique et stratégique s'en ressent aussitôt. Quelques heures avant l'annonce du cessez‑le‑feu, des traders ont massivement parié sur une chute du prix du pétrole pour un montant proche de 950 millions de dollars (813 millions d'euros), d'après des données de LSEG relayées par Reuters. Parallèlement, le président américain Donald Trump a averti l'Iran de ne pas instaurer « de péage » dans le détroit d'Ormuz ; lui et le Premier ministre britannique Keir Starmer se sont dits d'accord sur la nécessité d'un « plan fonctionnel » pour rouvrir ce passage stratégique.

La paix — pour l'instant — se négocie entre diplomatie imparfaite et menaces militaires. Les prochains jours à Islamabad et à Washington seront décisifs : soit ils scelleront un rythme de désescalade, soit ils rouvriront un cycle d'affrontements plus large.

Publié le : 10 avril 2026
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