
Le président russe, Vladimir Poutine, a accepté une trêve énergétique demandée par son homologue américain, Donald Trump. Cette décision précède une nouvelle série de négociations qui devrait avoir lieu ce dimanche à Abou Dabi.
Malgré cette trêve, Moscou reste ferme sur ses exigences concernant le Donbass et la centrale nucléaire de Zaporiyia. Cette dernière est sous contrôle russe depuis plus de deux ans, et Poutine a exprimé son désaccord avec les demandes ukrainiennes.
Trump a surpris en annonçant que Poutine avait accepté de cesser les bombardements sur Kiev et d'autres villes ukrainiennes, même temporairement. "Ce n'est pas seulement le froid, c'est extraordinaire", a-t-il déclaré, soulignant la nécessité d'éviter des attaques pendant l'hiver.
Le Kremlin a confirmé que Trump avait demandé à Poutine d'arrêter les attaques afin de favoriser un climat propice aux négociations. En réponse, Volodymyr Zelenski a remercié Trump et a noté l'absence d'attaques russes récentes. Cela a été corroboré par le ministère de la Défense russe, qui n'a signalé aucun bombardement.
Zelenski a également annoncé qu'Ukraine respecterait la trêve énergétique si la Russie ne ciblait pas son infrastructure. "Si la Russie ne touche pas notre système énergétique, nous ne toucherons pas le sien", a-t-il déclaré, soulignant la nécessité de protéger les civils.
À l'approche de la seconde ronde de négociations, les deux parties affirment ne pas vouloir céder sur leurs positions territoriales. Zelenski a été clair sur le fait qu'il ne céderait pas aux demandes russes concernant le retrait de l'armée ukrainienne du Donetsk.
Il a exprimé son ouverture à l'idée d'une zone économique sans présence militaire, mais a insisté sur le fait que cela ne devait pas compromettre la souveraineté ukrainienne. Le Kremlin a réagi en soulignant que la centrale de Zaporiyia est sous contrôle russe depuis deux ans.
Zelenski a proposé que l'électricité de la centrale de Zaporiyia soit partagée entre l'Ukraine, les États-Unis et la Russie, tout en appelant à des garanties de sécurité de la part de la Maison Blanche. "Nous avons besoin de quelque chose sur quoi nous pouvons compter", a-t-il déclaré.
Ces garanties doivent être en ligne avec l'article 5 de l'OTAN, avant que l'Ukraine n'envisage des concessions. La question de la sécurité reste donc primordiale dans le cadre de ces négociations.
En résumé, la situation reste tendue entre la Russie et l'Ukraine, avec des négociations cruciales à venir. Les deux parties maintiennent des positions fermes, et la trêve énergétique pourrait offrir une opportunité, mais les défis restent nombreux. La protection des civils et des infrastructures est au cœur des préoccupations actuelles.