
Dejen la mentira, a déclaré Evelis Cano, manifestant devant la Dirección General de la Contrainteligencia Militar (DGCIM) à Caracas. Elle a exprimé son désespoir face à la situation des prisonniers politiques. Les criminels sont libres, tandis que les innocents croupissent derrière les barreaux, dans l'obscurité.
Cano s'est même enchaînée sur place pour réclamer la liberté de son fils, Jan Tantack, un prisonnier politique. Elle est entourée de sympathisants qui veillent depuis plus de deux semaines, brandissant la banque tricolore en signe de protestation.
Le 3 janvier, des ordres ont été donnés depuis Washington, incitant les autorités à ouvrir les mazmorras chavistas. Donald Trump a rappelé sur son réseau social que le Venezuela libère ses prisonniers politiques à un rythme accéléré. Il a remercié les leaders vénézuéliens pour ce geste humanitaire.
Ce week-end, plus d'une centaine de libérations ont eu lieu, notamment à l'intérieur du pays. Cela coïncide avec la montée d'Edmundo González Urrutia, qui a remporté une victoire électorale historique en 2024.
Parmi les libérés, Gabriel Rodríguez, un jeune de 17 ans, a été condamné à 10 ans de prison pour avoir des mèmes sur son téléphone. Ces mèmes critiquaient la coronation frauduleuse de Nicolás Maduro. Il a été arrêté illégalement à l'âge de 16 ans.
Malgré son incarcération, Gabriel a continué à étudier et a obtenu son diplôme, bien que le régime ne lui ait pas permis d'assister à la cérémonie avec ses camarades. Evelis Cano a déclaré : "Si je dois mourir pour mon fils, je le ferai en huelga de hambre."
Le Comité pour la Liberté des Prisonniers Politiques (Clippve) a publié un communiqué soulignant les conditions inhumaines auxquelles sont soumis les prisonniers. Ils subissent des tortures et des traitements cruels, violant leurs droits fondamentaux.
Depuis le début du processus de libération le 8 janvier, environ 260 prisonniers ont été libérés sous des conditions très strictes. Cependant, des milliers d'autres restent enfermés, souffrant dans les prisons chavistes.
Les organisations telles que Clippve et Foro Penal estiment qu'entre 800 et 1 200 prisonniers politiques restent incarcérés. Cette situation a révélé au moins 200 nouveaux cas d'arrestations non signalées par crainte des agents répressifs.
La lutte pour la liberté continue, et les voix comme celles d'Evelis Cano rappellent au monde que l'espoir demeure, même dans l'obscurité des prisons.
La situation des prisonniers politiques au Venezuela est alarmante. Les témoignages de familles comme ceux d'Evelis Cano mettent en lumière la réalité tragique de milliers de détenus. Les promesses de libération doivent se traduire par des actions concrètes pour mettre fin à cette injustice.