
Le président américain Donald Trump a récemment menacé de retirer le soutien des États-Unis à l'Iraq si l'ancien Premier ministre Nouri al-Maliki était réélu. Selon Trump, l'Iraq aurait "zéro chance" de réussir sous la direction de Maliki, qui a des liens avec l'Iran.
Maliki a été choisi par une alliance de partis chiites comme candidat au poste de Premier ministre. Trump a exprimé son inquiétude sur Truth Social, qualifiant Maliki de "très mauvais choix". Il a rappelé que lors de son précédent mandat, l'Iraq avait sombré dans la pauvreté et le chaos total.
Maliki a été Premier ministre de 2006 à 2014, une période marquée par la violence sectaire. Il a démissionné après que l'État islamique ait pris le contrôle de vastes zones du pays. Récemment, il a reçu le soutien d'une coalition chiite, le Coordination Framework, ce qui le place en bonne position pour être nommé par le président.
Le parlement iraquien devait élire un président, mais le vote a été reporté en raison de l'absence d'accord sur le candidat. Les groupes chiites influents à Bagdad ont des liens variés avec la République islamique d'Iran, ce qui suscite des inquiétudes à Washington concernant l'influence croissante de l'Iran dans la région.
Trump a affirmé que sans le soutien des États-Unis, l'Iraq n'aurait "aucune" chance de prospérer. Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a également exprimé ses préoccupations concernant les liens de Maliki avec l'Iran lors d'un appel avec le Premier ministre sortant Mohammed Shia al-Sudani.
Rubio a souligné qu'un gouvernement contrôlé par l'Iran ne pourrait pas mettre en avant les intérêts de l'Iraq. Cette situation met en lumière les tensions persistantes entre les États-Unis et l'Iran, en particulier en ce qui concerne l'influence iranienne en Iraq.
Trump a souvent intervenu dans les élections d'autres pays, soutenant des candidats de droite en Pologne, en Roumanie et au Honduras. Son approche a suscité des critiques, mais il continue de jouer un rôle actif sur la scène internationale.
Plus tôt ce mois-ci, l'armée américaine a également été impliquée dans des opérations à l'étranger, comme l'arrestation de l'ancien président vénézuélien Nicolás Maduro. Ces actions illustrent l'engagement des États-Unis dans les affaires internationales, malgré les controverses.
Les déclarations de Trump concernant l'Iraq soulignent les tensions géopolitiques et les implications des choix politiques locaux. Si Maliki est réélu, cela pourrait avoir des répercussions significatives sur le soutien américain. L'avenir de l'Iraq demeure incertain, avec des enjeux majeurs en jeu.